‹ Les funerailles de l'honneur drame en sept actesChapitre 70 sur 71 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DONA BEATRIZ, seule.

C’est vrai, Jorge ne peut pas s’en rapporter à.un couvent contre le roi. Le roi ne m’y laisserait pas, je le crains. Quand même j’aurais le bonheur qu’il m’oubliât tout à fait, est-ce que je répondrais de mon puvre misérable cœur? Est-ce que je serais sûre, si j’entendais le pas du roi dans la rue, de ne pas y courir? Jorge a raison; avec ses idées, il ne peut pas s’exposer à cela. Il faudrait que l’cxpialion fût irrévocable. Dès l’enfance, il était grave, il prenait tout au sérieux; je ne me souviens pas de l’avoir vu rire, (chant des moines.) Il faudrait une cellule d’où je ne pusse jamais sortir; je n’en connais pas. Qui va-t-on enterrer? J’ai la tête perdue. Une cellule d’où l’on ne sorte pas. Il m’en faut une. Où y en a-t-il? Dis-Ie-inoi, toi, fosse qu’il a creusée. (l.a cloche recommence.) C’est lugubre, les cloches 1

LA VOl.X DES MOINES.

« Quare oblitus es mei ? et quare contristalus incedo dum » affliyit me inimicus meus ? »

Les voici. A genoux ! (Clle retourne s'agenouiller à la croix.)

ACTK Vil

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