ACTE I
Et si votre porte était ouverte, et si vous n’étiez pas là pour lui dire que votre hospitalité si vantée est un mensonge, et s’il avait confiance dans la fierté de votre seuil, et s’il entrait?
DON JORGE
Qu’il ne fasse pas cela !
DONA FLORINDE
Le livreriez-vous?
DON JORGE
Qu’il ne vienne pas ! Hors d’ici, c’est l’ennemi de mon pays ; chez moi, ce serait mon hôte !
DONA FLORINDE
Vous ne le livreriez pas?
DON JORGE
Qu’il ne vienne pas ici !
DONA FLORINDE
Il y est !
DON JORGE
Chez moi ! lui ! Je le défendrai, le misérable! Mais il me payera cher ailleurs la nécessité où il me met de protéger une félonie I C’est bien. Mainteuant, dites-moi vite la chose que vous savez.
DONA FLORINDE
Non. Cela ne m’est plus nécessaire, puisque vous ne livrerez pas l’infant.
DON JORGE
Mais cela m’est nécessaire, à moi ! J’exige !... (Bruit et cris dans le palais.) »
DONA FLORINDE
Écoutez! qu’est ce tumulte?... Don Manuel! (L’infant entre en fnyant )
funi5ratlles de i/honneur