SCÈNE IV
Les Mêmes, L’INFANT, L’ALCADE-MAYOR, ESTEBAN,
> INVITÉS, SERVITEURS, — puis DONA BEATRIZ.
l’alcade, poursuirant l'infant.
Esteban I Esteban ! (Esteban parait l’épée à la main et barre le passage à l'infant. La foule des invités sort du palais et remplit la terrasse.)
l’alcade.
Infant don Manuel, je vous arrête I ’ DON JORGE.
Qui parle d’arrêter quelqu’un pliez moi ?
l’alcade.
Comte, c’est urî traître.
DON JORGE
C’est mon palais qui serait un traître s’il livrait ceux qui se fîen à lui ! (L'alcade fait un signe à Esteban qui disparaît. — Don Jorge à l’infant.) Vous êtes mon hôte.
L’INFANT
Merci, comte; mais regardez, (il lui montre Esteban qui est revenu avec une troupe.)
DON JORGE
Chez moi I des alguazils ! .Alcade, tu me payeras ceci î (il tire son épée.)
L’INFANT
Tout serait inutile.
DON JORGE
Il n’est pas inutile de mourir pour son hôte !