DECEMBRE
Premier mois de l'hiver et le dernier de Tan, Dans ton large manteau, blanc Décembre, tu traînes La Noël, les boudins, les bonbons, les étrennes, D'un pas trop vif aux vieux, mais aux jeunes trop lent !
Par toi le confiseur presse en se désolant Un front pâli, suant, d'où, parmi les migraines, Jaillit, comme un poème, un fondant pour les reines, Le peuple, les enfants, juteux et succulent !
Déjà dans leurs cartons mille polichinelles S'étirent en montrant le bleu de leurs prunelles ; Le neveu pense à l'oncle et veut lecarotter !
Les couples plus frileux, égarés ou fidèles, Demandent aux amours le duvet de leurs ailes, Bénissant les glaçons qui les font grelotter !
Philippe Gille.