‹ Les GaléniennesChapitre 32 sur 43 · La voilà bien, l’entente cordiale · texte numérisé non relu

La voilà bien, l’entente cordiale

Lui donna sur-le-champ un liquide noirâtre

Qu’elle affirma, moderne Cléopâtre,

Être le résultat de ses propres essais :

— <( Je ne compte aucun insuccès, » — Ajouta-t-elle ensuite en rendant la monnaie.

— « il faudrait vraiment que je n’aie « Aucun vrai sentiment de la juste équité « Pour oser soupçonner tant de sincérité, »

Pensai-je en attendant mon tour d’être entendu.

Enfin, ce fut à moi ! J’avançai, confondu :

— « Je, — dis-je, —je voudrais... (Excusez ma détresse « Et n’accusez, tout bas, que ma folle maîtresse);

« Madame, je voudrais pour soulager mes maux Lacrymaux, —

« Je voudrais... (Vous voyez, j’hésite ! C’est fatal.

« Je suis au demeurant un vrai sentimental !)

«Je voudrais, dans un but tout... expérimental,

« Un peu d’Essence de Santai. » —

Elle sourit! — Amis, qui voulez bien me lire,

Vous ne pouvez savoir ce qu’était ce sourire,

Ce qu’il avait de grâce exquise et de douceur :

C’était une âme soeur trouvant son âme sœur...

Et je suis sur ce point, — quelque peu connaisseur.

Elle sourit! — Je lui souris. . . Mon nom, mon âge, Le désespoir... aigu (!) de mon petit ménage,

Je lui dis tout, — et même davantage ! —

— « Hélas ! pauvre Monsieur ! — soupira-t-elle enfin. —

— « Hélas ! Vous l’avez dit, Madame: Amour défunt,

Hors-texte N° 12

PHARMACIENNE

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