DE MA MIE
Frimousse espiègle et mutine Reflétant sa grâce enfantine ;
Joyau menu, blondin doré, Précieusement adoré,
C’est ma mie !
Peau frêle, fraîche et nuancée ;
Joli front où vit la pensée ; Cheveux soyeux, jouets des vents, Frisons aux frissons énervants, C’est ma mie. .
Nez polisson, nuque adorable, Bouche troublante et désirable D’où partent ses rires stridents ; Perles blanches qui sont ses dents, C’est ma mie.
Comme une fleur majestueuse, Gorge, s’offrant, voluptueuse
LES GALKNIENNES
Et d’où file, en léger fuseau,
Son coquet gazouillis d’oiseau,
C’est ma mie.
Seins d’albâtre où gît, carminée,
Une fraise, à l’aurore née ;
Seins fermes, droits et provocants, Cuirasse aux aimables piquants,
C’est ma mie.
De son buste, formant corbeille,
Corset taillé sur une abeille Et vivant des vives couleurs De nœuds, pompons, rubans, faveurs; C’est ma mie.
Pieds de Vénus enchanteresse ;
Mains qu’on créa pour la caresse ; Doigts qu’un dieu même cisela,
. .. Toute cette œuvre exquise — là, C’est ma mie.
Et, plus beau que sa beauté même, Délicat et tendre à l’extrême,
Cœur bon, cœur pur, cœur sans pareil, Pour l’amour toujours en éveil,
C’est ma mie !
ENVOI
Poète épris de poésie,
Pieusement je m’extasie,
Plein de respect et de fierté,
A genoux devant ta beauté,
O ma mie !;..