‹ Les galeries publiques de l'EuropeChapitre 35 sur 167 · APOLLON MUS AG LTE · texte numérisé non relu

APOLLON MUS AG LTE

qu’il inspire leurs adeptes. Il est debout, couronné de laurier; ses regards levés au ciel expriment de divins transports, et il semble que de sa bouche entr’ouverte s’exhalent des sons mélodieux. Ses mains errent sur la lyre. Néron aimait à se présenter ainsi sur la. scène. Œuvre de Timarchide, l’original de ce morceau décorait le portique d’Octavie. Dans la copie, la chlamyde el la ceinture ont quelque lourdeur. Ce marbre pentélique fut retrouvé à Tivoli, de même que les Muscs.

Le manteau tragique replié autour du bras droit, le poignard, et le masque coiffé d’une peau de lion rappelant Hercule, ses travaux, ses malheurs et sa gloire, caractérisent Melpomènc. Son front, couronné de pampres, signifie que les

ROME. VATICAN

vendanges furent les premières fêtes où se joua la tragédie. L’expression est fière et grave, la pose de la statue est singulière. Elle s’appuie sur un rocher, comme si elle était lasse de déclamer. Assise, chaussée de sandales et enveloppée du manteau scénique, Tlialie, Muse de la comédie, s’est couronnée de lierre; elle tient le tambour sonore des jeux bachiques, le bâton des bergers, emblème de la poésie pastorale, et le masque comique, son principal attribut. Cette agréable figure

est remplie de sentiment. On connaît les attitudes consacrées et les traits distinctifs des Muses de l’astronomie et de l’histoire, de la pantomime et de la musique, de la poésie lyrique et de l’épopée; mais il faut s’arrêter un instant devant la Muse de la danse, Tcrpsichore , qui est conforme à celle des fresques cTllerculanum , et qui , le croirait-on ? est représentée assise. Ainsi que la Muse de la poésie lyrique , Èrato , Tcrpsichore tient une lyre pareille à l’instrument inventé par Mercure. Le corps de celte lyre se compose d’une écaille de tortue au-dessus de laquelle s’élèvent deux cornes de bouc. C’est ainsi que notre excellent sculpteur français, M. Duret , a figuré la lyre dans les mains de sa belle statue d’Apollon, qui est placée à Paris au foyer de l’Opéra. Deux autres Muses, moins divines, bien

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