‹ Les galeries publiques de l'EuropeChapitre 36 sur 167 · M U SÉE PIE-CL É M E N T I N · texte numérisé non relu

M U SÉE PIE-CL É M E N T I N

qu’immortelles, Saplio et Aspasie ont, dans cette chambre, la première une statue, la seconde un herniés voilé qu’accompagne celui de Périclès. Ce gracieux rapprochement des deux amants célèbres, sortis ensemble des mêmes ruines, toujours beaux et fidèles, après deux mille ans, a inspiré au poète Monti une de sus plus nobles pages.

Il, M P IL K i ; ü U N E H N A

o t onde. Vingt-six statues, deux groupes, des ornements en bas et liant relief, des sarcophages , des bustes dont les proportions sont colossales , forment la principale richesse de la Rotonde, magnifique salle construite sur h* modèle du Panthéon par l’architecte Simonetti, et à la suite de laquelle se trouve la chambre dite à la Croix grecque. Le plus remarquable des colosses qui remplissent la Rotonde est la statue de New a , posée, comme les autres, sur un beau piédestal de marbre grec veiné. Les érudits se sont plu à expliquer le fragment de bas-relief qui est incrusté dans ce piédestal; ils y ont vu les pourparlers de Vulcain avec .binon, lorsque le dieu du feu se fait l’entremetteur facétieux de Jupiter. Huant

ROME. VATICAN

à la statue, elle est imposante et majestueuse; une couronne de bronze est posée sur la tête de Nerva; son visage amaigri indique la constitution maladive de cet empereur, dont le règne ne dura que seize mois.

- Après avoir jeté un coup d’œil sur les deux liermès plus grands que nature1 de la Comédie et de la Tragédie, nous nous arrêterons devant la Junon, dite de Barberini; comme elle est debout, plus grande que nature, gracieuse de draperies et merveilleusement souple, élégante de contours et finie de travail, on a osé

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l'océan

[•résumer que c’était la Junon même de Praxitèle qui fut autrefois au temple de Platée. Pour ce qui est des bustes, nous ne pouvons passer sous silence celui de Jupiter , si admirable par la douce majesté de la physionomie. On ne saurait concevoir le maître de l’Olympe sous un aspect plus grandiose, plus homérique. L’hermès connu sous le nom de Y Océan fut cédé par le peintre anglais Hamilton : la tête du dieu est dans les flots, et de sa barbe limoneuse sortent des dauphins; il est couvert de membranes de poissons, en témoignage de sa fécondité; scs cornes rappellent les croyances des anciens aux tremblements de terre produits par la mer, et les pampres qui le couronnent sont une allusion aux vignobles enchantés qui bordent la cote.

La Rotonde fut bâtie par ordre de Pie VI , tout exprès pour renfermer h* fameux bassin en porphyre rouge qu’on y admire comme un monument unique par sa. beauté et surtout par sa grandeur, car il n’a guère moins de quinze mètres de

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circonférence. La voûte de la salle porte sur dix pilastres cannelés eu marbre de Carrare, séparés par des niclies où sont placées des statues antiques colossales. Une grande et superbe mosaïque, découverte a Otricoli dans le temps même qu’on (devait la Rotonde, en forme le pavé. On y voit, au centre, une tête de Méduse e! , autour, le Combat des Centaures et des Lapitlies.

La chambre à la Croix grecque ne nous retiendra pas longtemps. Toutefois, nous n’en sortirons point sans considérer le grand sarcophage en porphyre rouge

LA Uli.L

élevé par Constantin à sa mère Hélène. Ce précieux mausolée, enrichi de hauts reliefs retraçant la Bataille de Constantin contre Maxence , est soutenu par des têtes de lion, et se termine en une pyramide ornée de sculptures d’enfants et d’animaux. On en doit la restauration à la sollicitude de Pie \\ , qui, pendant neuf ans consécutifs, y fit travailler nuit et jour vingt-cinq artistes, et dépensa pour ce travail, rendu si difficile et si lent par la dureté de la matière, la somme énorme de cinq cent mille francs.

Enfin, en montant les degrés du magnifique escalier qui va nous conduire à la salle de la Bige, nous ralentissons le pas pour voir la statue couchée du Tigre, ligure colossale qui eut l’honneur d’être restaurée de la main de Michel-Ange.

torse

allé de la Bioe. Un char en marbre à deux chevaux, formé d’un siège antique, qui était à Borne dans le chœur de l’église de Saint-Marc, d’un de cheval offert par le prince Borghèse et achevé par Franzoni, qui restaura

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et compléta l’ensemble de ce morceau, a donné son nom à la chambre de la Bige. Riche de douze statues, cette chambre contient le Bacchus nommé Sardana.pale par une inscription grecque; un Bacchus de grandeur naturelle, dont la tête est moderne, et qui est posé sur un cippe très-élégant que Pomponio Eudemone et Pomponia Elpide s’élevèrent à eux-mêmes , et sur les côtés duquel on voit les protomes des deux époux soutenus l’un par un aigle, l’autre par un paon, ce qui

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