OBSERVATIONS
Bishop's Road Paddington..
EdfiTware Road
Raccordement ayec le Great-
VfTestern.
Remise pour locomotives.
Raccordement avec le Great-
Northern.
station.
Baker Street.
Portland Road.
Gower Street ,
KÎQGr's Cross
Farringdcm Street
LES VILLES SOUTERIUINES. 7»
Parmi ces sept stations, celles de Biskop'sRoad, King's' Cross, Farringdon'Streeti sont à ciel ouvert, avec charpente métallique et éclairage à la partie supérieure; les autres, comme Baker-Streety que nous représentons dans notre gravure, offrent le type des stations souterraines.
Les rues sous lesquelles ont été établies ces stations souterraines sont larges, sont pourvues de trottoirs, et ont des jardins devant les maisons. L'axe de la ligne coïncide exactement avec celui de la chaussée. L'emplacement des bâtiments est pris sur les jardins, des deux côtés de la rue. Chaque station comprend un étage de plain-pied avec la voie publique, d'où partent les escaliers de départ et d'arrivée. L'éclairage de ces stations souterraines se fait au moyen de soupiraux, au nombre de quatorze, percés de chaque côté de la voie, dans l'intervalle laissé libre par deux contreforts des pieds droits. Ces soupiraux débouchent dans les jardins et sont fermés à leur partie supérieure par un verre bombé reposant sur un grillage, et laissant un jeu suffisant pour la ventilation. La surface intérieure de ces soupiraux d'éclairage est revêtue de plaques vernies en blanc qui réfléchissent la lumière dans le souterrain.
L'exploitation du Metropolitan présentait de graves difficultés, les trois principales consistaient à ventiler le souterrain, à l'éclairer convenablement, et à établir un système de signaux tels, qu'une rencontre fût impossible.
L'emploi des locomotives ordinaires avait, au point de vue de l'aérage, un défaut capital auquel il fallait remédier. La fumée devant nécessairement nuire à la bonne ventilation, l'air serait rapidement devenu impropre à la respiration dans l'intérieur du tunnel. On a eu recours à des machines-tenders qui, dans l'espace en. tranchée, fonctionnaient comme d'habitude, et qui, une fois entrées en galerie, sont conduites de la
manière suivante. Dès qu'on est dans le souterrain, une soupape, manœuvrée par le mécanicien, vient fermer la chaudière, et les gaz se rendent dans un condenseur plein d'eau froide disposé au-dessus. Un registre intercepte en môme temps l'arrivée de l'air par-dessous le foyer. Le tirage est ainsi presque entièrement supprimé. Le chauffeur doit forcer le feu à l'avance, de telle sorte que la vapeur emmagasinée, jointe à celle qui continue à se produire, suffise à la consommation jusqu'à la tranchée suivante. L'eau du condenseur doit être renouvelée très-fréquemment.
Le service de l'éclairage n'est pas moins ingénieux. Chaque wagon porte à sa partie supérieure un réservoir d'une capacité suffisante, (environ 4,000 litres), pour alimenter pendant deux heures et demiç tous les becs disposés dans le wagon, à raison de deux par compartiment. Aux gares extrêmes, sont établis, dans l'entrevoie, des regards communiquant avec un gazomètre, et en nombre égal au nombre maximum de voitures dont peut se composer un train. Deux minutes suffisent pour remplir cinq réservoirs. Un cadran à aiguille, adapté à chacun d'eux, indique d'ailleurs la quantité de gaz introduite. •
Quant aux mesures de sécurité, prises en vue d'éviter les rencontres, un service de signaux télégraphiques est installé de façon que deux trains de même direction ne doivent jamais se trouver à la fois entre deux stations consécutives. Un train ne peut donc quitter une station avant que le train précédent ait dépassé la station suivante.
On peut se faire une idée des dépenses occasionnées par l'établissement du Metropolitariy tel qu'il est aujourd'hui avec ses nombreux embranchements, en songeant que la section dont nous venons de parler, reliant le Greal'Westem auGrea/-iVor^Aern,a.coûté 32,500,000 fr.,
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soit 4,500 fr. par mètre courant pour une longueur de 7,211 mètres. On a calculé que la dépense eût encore été plus considérable, si, pour éviter les travaux souterrains, comme il avait été proposé, la ligne eût été construite en viaducs. Le réseau de Fenchurcht-Slreet à Blakwail, exécuté de cette dernière façon, a coûté 5,474, le mètre courant, quoique les prix des terrains soient moins élevés dans ce quartier de Londres que sur le parcours du Metropolitan.
Après le Metropolitan, nous eussions pu, afin de compléter rhistoire du Londres souterrain, décrire les deux
célèbres tunnels sous-fluviaux de la Tamise. Mais si
la destination de ces deux derniers travaux d'art est la même que celle du chemin de fer souterrain, et s'ils ont été construits aussi en vue de remédier à l'encombrement nuisible des quartiers industriels et populeux, les principes qui ont présidé à leur exécution sont si différents de ceux que nous avons exposés à propos du Metropolitan, que nous avons cru devoir rejeter leur description au chapitre suivant, où il sera parlé du percement des galeries souterraines.