‹ Les galles et leurs habitantsChapitre 8 sur 32 · CLASSIFICATION DES GALLES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES GALLES

. La forme des galles a pu servir de base à Hammershmit pour établir une classification de ces productions morbides. Cette base n'est pas scientifique. Les formes que revêtent les galles sont très nombreuses et très différentes. Une classification semblable ne peut être d'aucune utilité.

Réaumur partageait les galles en trois classes principales :

Première classe, — Galles creusées d'une cavité générale ou de plusieurs cavités secondaires communiquant entre elles et logeant un grand nombre d'insectes (galles en vessie des Pucerons).

Deuxième classe. — Galles creusées de plusieurs loges separées où les insectes vivent séparés.

Troisième classe. — Galles simples à une loge.

M. Lacaze-Duthiers admet un groupement plus naturel et plus précis. Il admet trois classes de galles :

4ft LES. GALLES

Première dame. — Galles externes, quand le tissu nouveau est placé en dehors du végétal. Telles sont les galles pédiculées du chêne.

Deuxième classe. — Galles s, quand lenternîe tissu nouveau est placé à l'intérieur des organes mêmes. L'auteur distingue de ces dernières productions, sous le nom de fausses galles internes^ celles chez lesquelles les insectes, au lieu d'être placés à l'intérieur même de l'organe, sont placés à sa surface, simplement protégés par lui dans des anfractuosités.

Troisième classe. — Galles mixtes, quand les deux carac^ tères précédents sont réunis.

Nous avons essaya de démontrer en étudiant le développement de ces productions morbides que la distinction établie entre les vraies galles internes et les galles externes n'était pas justifiée. La dénomination de galles mixtes ne répond à rien de précis et ne peut aucunement satisfaire l'esprit. Cependant les termes de vraifts galles et de fausses galles souvent employés méritent d'être conservés, les premiers pour désigner les galles closes, telles que la noix de galle, les seconds pour désigner celles qui sont toujours munies d'une ouverture à un moment donné, comme les galles en vessie des Pucerons ou des Acariens, par exemple. Ces deux dénominations répondent à deux séries bien naturelles, et à des caractères précis dont la notion exacte est assez répandue.

Les classifications actuellement admises dans la science reposent sur une autre base que la structure anatomique et le siège des galles. C'est en prenant pour point de départ les parasites qui donnent naissance à ces productions, les Céci^ dozoaires et les Cécidophytes^ pour employer les mêmes termes que le professeur Thomas, qu'on arrive à placer dans un ordre méthodique le nombre prodigieux de galles qui se trouve dispersé dans l'immensité du règne végétal sur les

p'anles les plus diverses. Aujourd'hui, tous les savants qui étudient les productions gallaires adoptent pour leurs descriptions un ordre purement zoologique, Ainsi l'on dit : acaro-cécidies^ diptéro-cécidies^ etc., attachant ainsi un lien entre la galle ou cécidie et l'animal qui la produit. Nous avons déjà vu qu'on donnait le nom de myco-cécidies aux galles produites par les champignons.

Nous suivrons pour notre exposition des galles l'ordre généralement adopté dans les traités classiques de pathologie végétale. Nous passerons successivement en i::evue les galles produites par chaque groupe zoologique ; nous commencerons par les ordres d'Insectes gallicoles, nous continuerons par les Arachnides et les Rotateurs et nous terminerons par les champignons. Comme le cycle biologique de l'animal galligène est souvent intimement lié à la production gallaire, nous aurons la précaution de le décrire, chaque fois qu'il présentera suffisamment d'intérêt.

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