SCÈNE V Les Précédents, VAUCLIN, puis BOURGOGNE
VAUCLIN; entrant, brusque et légèrement railleur; grande redingote noire, souliers lacés, gilet blanc, cravate blanche roulée en corde.
Bonsoir, messieurs!... (Apercevant urbain.) Ah! te voilà, toi!
URBAIN, continuant à jouer tout seul.
Mais oui, docteur.
VAUCLIN.
Oui!... Eh bien, tu as une jolie figure, parlons-en! Va toujours ce train-là, mon garçon, tu n'as pas deux ans à vivre!
URBAIN, jetant les cartes et descendant.
Sapristi! monsieur Vauclin... On ne fait pas des plaisanteries pareilles !
VAUCLIN.
Et encore, quand îe dis deux ans, c*est pour ne pas t'eff rayer!
URBAIN
Merci*!
(Il remonte.)
VAUCLIN. le suivant des yeux.
Voilà une belle g(?^nt5ration! Tenez!
FROMENTEL, assis sur le fauteuil en face de la cheminée.
Il n'y a plus que nous de jeunes!
URBAIN
Dites donc, pour recevoir des compliments pareils, j'aime mieux aller fumer un cigare au Café du Commerce...
VAUCLIN **.
Oui! ça te fera du bien, liens... avec un petit verre d'ab* sinthe!...
* Urbain, Vauclin, Fromentel, Barillon.
*• Vauclin, Urbain, Fromentel, Barillon.
URBAINj jetant son chapeau sur sa tête. Bonsoir!... (a part, en s'en allant.) BurgraveS !...
(Il sort.)
FROMENTEL
Si iu ne rentres pas cette nuit, galopin, je te déshérite!
URBAIN, rouvrant la porte.
Brr... On connaît son Codai... Tu n'en a plus le droit!
(Il sort.)