‹ Les ganaches, comédie en quatre actesChapitre 19 sur 116 · ACTE PREMIER. iy · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. iy

BOURGOGNE

Oui, monsieur.

4 VAUCLIN.

Eh bien, dépose ce plateau; M. le Marquis s'en passera ce soir!

Monsieur veut priver mon maîlre...

VAUCLIN.

Pardieulje m'en prive bien depuis cinquante ans, moi!... et il y a assez de malheureux qui s'en privent tous les jours.

BOURGOGNE

Il y a aussi des malheureux qui n'ont plus de dents! — Si M. le Marquis n'était plus libre de se servir des siennes.

VAUCLIN, s'échauffant.

Il n'est pas libre de s'empoisonner !

BOURGOGNE

M. le Marquis a plaisir à s'empoisonner.

VAUCLIN.

Si ton intelligence n'était pas abrutie par la livrée que tu portes, tu saurais que ton maître est citoyen avant d'être homme, et qu'il est responsable envers la Société de tout le tort qu'il peut faire à sa propre personne, en l'abreuvant d'une substance nuisible à la conservation de l'espèce humaine!

BOURGOGNE

Il faudra maintenant que nous demandions à la Société la permission de prendre notre café?

VAUCLIN, brutalement, prenant la cafetière sur lé plateau.

Et la Société... c'est moi... Je refuse!

(Il jette le café au feu.) BOURGOGNE.

Ohl

VAUCLIN, remettant la cafetière vide sur le plateau.

11 n'y a que les moyens révolutionnaires!... Si on discutait avec ces brutes-îàî

(Il traverse à gauche, s'assied deyant la table et ouvre son journal.)

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