ACTE PREMIER. iâ
FROMENTEL
Des maisons neuves à la place Maubert !..•
BARILLON
Tout un quartier neuf pour vos pauvres gensî...
FROMENTEL, se levant.
Eh bien ! c'est ça, tenez; qu'est-ce que je dis? Et puis ils ne sauront plus où se loger!...
VAUCLIN, se levant.
Voyons!... ce whist... Jouerons-nous ce soir?
LE MARQUIS, après avoir étalé les cartes sur U table.
Monsieur Bariilon * I. . .
BARILLON
Pardonnez-moi, monsieur le Marquis Je n'y entends rien.
LE MARQUIS
Ah! monsieur Bariilon, c'est le cas de vous dire avec Talleyrand : « Quelle triste vieillesse vous vous préparez ! »
FROMENTEL, après avoir tiré.
Allons, bien! c'est encore moi qui suis avec le Mort!
LE MARQUIS, (il remonte à gauche.)
Illefautbien... Anténor!... Jamais le whist, lui... c'est encore un jeune homme!
DE VALCREUSE.
Clotilde le prétend et ne compte mes jours.
Que du moment heureux où sont nés nos amours!
BARILLONj à part, redescendant.
Clotilde aussi! Il n'y a donc que des Clotilde à Quimperlé. • (Haut.) Ah! vous rimez, monsieur?
DE VALCREUSE^ avec une aimable modestie**.
Quelquefois... et Pégase n'est pas toujours rétif!... Mais le? lettres sont tombées dans un tel discrédit... Vous connaissez sans doute mon poëme épique en quatre chants sur le jeu de Dominos?
BARILLON
Parbleu!... si je le connais...
(Pendant ce temps, on prépare les cartes et les jetons pour le wliist.)
• Le Marquis, Fromei:tel, Vauclin, Bariilon, le Duc, Valcreuse.
** Le Marquis assis à gauche de la table, Fromentel au milieu, de /hce, Vauclin à droite, le hue au fond, dans le fauteuil, devant le feu, Bariilun et Yaicreuse d V avant -scène à droite.