G R I N G II U
Tandis que c' baron-la !...
FLOUPIN.
Ce n'est pas moi qui aurais jamais traité les sapeurs-pompiers avec cette dureté, ce cynisme, ce manque de tact,..
G R I N CII u.
Ah! le gueux, nous a-t-il traités!...
FLOUPIN.
Ni qui donn'^rais l'exemple à tous les bourgeois de faire venir leurs épices de Paris, sous prétexte que l'épicerie de Bouzy-le-Tètu est sophistiquée par Tétillard.
TÉTILLARD.
Si je lui pardonne jamais ça !...
FLOUPIN.
Non pas qu'elle ne soit sophistiquée par Tétillard; car j'ai jnalysé son sucre en poudre, et ce que j'y ai trouve, .à jedans...
TÉ TU. LARD, saisi.
Mon sucre!...
FLOUPIN.
Mais ?nfin, on ne crie pas ces choses-là par-dessus les foits!... On se ta"\t... pour l'honneur de la caiiimune...
TICTILLARD, appuyant.
On se (ail, quoi!...
Mais, moi, je suis un enfant du pays, moi!... nous avons été ensemble à l'école...
CaiNCIlU, à Télillanl, fièrement.
Oui!
FI, ou PIN.
J'ai profilé... tout seul. Pas vous... 0!i! sapristi, non!... mais ce n'est pas votre faute, les facultés n'y étaient pas, tandis que, moi, j'étais doué!
G RING II f et TÊT IL LARD, avec namirntion.
Ah!... oui!...
FLOU PIN
Eh bien, malgré ça, je ne suis pas fier!... Je sais à quel point vous m'êtes inférieurs par l'éducation et par l'intelligence... et pourtant je vous serre la main... je me mêle à vos jeux... je me plais à être populaire! (ii leur prend les mnins.) Parce que, chez toutes les naturescomplètes, comme la mienne, l'esprit ne tue jamais le cœur ! Jamais!... Au contraire.
TÉTILLARD et GRINCHU.
Cher monsieur Floupin !...
FLOUPIN.
Au lieu que votre maire, savez-vous ce qu'il fait, votre maire?
GRINCHU et TETILLARD, curieusement.
Oui...
FLOUPIN.
Eh bien , il attire les bourgeois, il les excit« à s'emparer des champs et à nous en chasser.
TÉTILLARD.
Ah!
FLOUPIN.
Parfaitement!... Un mouvement qui se produit dans loule