SCÈNE IV
LE BARON, FLOUPIN.
FLOUPIX.
Oïl! oui! tonez-!e!... moi, j'y renonce... J'ai entendu craquer mon habit... ou mon pantalon!... (n cherche à Toîr.)
LE BAUON.
Tiens, vous voilà, monsieur le pharmacien?
FLOUPIN, gracieusement.
Me voilà, monsieur le baron ; et,,ina in tenant que ces deux
imbéciles ne sont plus là... (Les portes du fond sont refermées.) Car
il nous ennuie avec sa fille!... On lui a tiré les oreilles... Eli bien, voilà tout, quoi !
LI2 BARON
Oui.
FLOUPIN.
Ce n'est pas sérieux, ça!... Tandis qu'en fait de choses sérieuses... moi, j'ai des choses sérieuses!... Voulez-vous, monsieur le baron, que nous causions, la, tranquillement... comme il convient... entre hommes de noire éducation et de notre monde?
LE BARON, à lui-mOme.
Ah ! bien! ..Au moins, il est amusant, celui-là.. (Haut.) Prenez donc la peine de vous asseoir... monsieur Floupin! — Fumezvous?
FLOUPIN.
Mille grâces, monsieur le baron, j'ai essayé une fois... Oh! sapristi! je m'en souviendrai toujours...
LE BARON
Alors, voyons donc le motif...
FLOUPIN, assis à droite de la table.
Oh! mon Dieu!... un autre chercherait un préambule, vous dirait : « C'est ci, c'est ça!... » mais, entre hommes supérieurs comme vous et moi, monsieur le baron, voici le fait... Je suis délégué vers vous par les notables de Bouzy-le-Têtu, pour vous exprimer, avec toute sorte de ménagements,... la profonde antipathie que vous inspirez à toute la commune.
LE BARON
Ah! diablel
FLOUPIN.
Oui!... On a pensé, avec raison, que personne n'apporterait à celte mission difhcile ma délicatesse et mon urbanité.