ACTE TROISIÈME
de vous sembler un peu cxlravagarit, j'ai profité de votre petite clef... (moiivjment Je Geneviève), et j'ai pénétré clans !e parc, pour vous voir.
GENEVli:VE.
Comment! c'est seulement pour me voir?.,.
HENRI
En doutez-vous?
GENEV1Î::VE.
Quelle folie I
HENRI
Mais pas si grande, puisque voilà mon rêve accompli...
GENEVIÈVE
Eh bien, maintenant qu'il est accompli, ce rêve,... il faut partir.
HENR I
Déjà!... quand j'arrive à peine...
GENEVIÈVE
C'est déjà trop d'arriver!... Vous faites un bel usage de ma clef, vraiment!... Si quelqu'un vous avait surpris ouvrant cette porte la nuit...
HENRI
Personne!...
GENEVIÈVE
Et Pauline qui est dans le parc!...
il E N R I , hi^sitant entre le désir de s'en aUer et celui de rester.
Ab !... elle est dans le parc ?...
Oui... Allons, bonsoir.
HENRI
Mais, mon Dieu, pas encore!...
GENEVIÈVE
Si! si! Allons! allons!... (EUe ouvre in rersienn?.) HENRI, à lui-mi?me, la Suivant des yeux.
Piavissante, ce soirl... Cette robe blanche...
GENEVIÈVE, redescendant.
La porte est ouverle... vous savez!...
HENRI
Deux mots seulement!
GENEVIÈVE
Un seul... Sortez!
HENRI
Quelle cruauté!... quand j'ai le bonheur de me trouver seul avec vous...
GENEVIÈVE
Vous me verrez... tout à l'heure au bal. — C'est assez!...
HENRI
Tout à l'heure n'empêche pas maintenant.
GENEVIÈVE, contrariée.
Quel entêté!... Voilà ce que c'est que de vous gâter!... Vous n'êtes plus raisonnable!
HENRI
Mais sil
GENE VIÈV E.
Non!... Ce n'est pas bien.
HENRI
Ce n'est pas bon de nous trouver ici seul à seul, et d'échanger une de ces bonnes causeries d'autrefois?
GENE VIÈVE.
Je n'ai pas dit que ce ne fût pas bon... J'ai dit que ce n'était pas bien!
HENRI
Pourquoi ?
GENEVIÈVE
Je ne sais... mais enfin ce n'est pas convenable.
HENRI
Avec moi?...