ACTE TROISIEME. M
Dans l'écrin, là, sur la clicminée!...
Lie BARON.
CcUc main brûlante !... Do la fièviv?...
PAULINE
Un peu
LE BARON
Ah ! voilà ce qui est désolant, tenez! c'est de se sentir incapable de soulager le plus petit de vos malaises !... Que ne puis-je vous donner, ce soir, un peu de ma bonne humeur et de ma santé, en échange de l'une de ces douleurs qui vous abattent!... ce serait un soulagement pour vous, et ce ne serait pas une douleur pour moi.
PAULINE
Vous êtes le meilleur et le plus tendre des hommes !
LE BARON
Mais la plus paresseuse des femmes de chambre... Passons au collier.
PAULINE
Faites. (On entenrl dans le parc un cri prolongé, semblable à un appel. Un autre cri lui répond plus loin. — Tressaillant.) Ce Cri!... LE BARON, surpris.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
PAULINE, très-troublée.
Je ne sais.
LE BARON
C'est dans le parc !
PAULINE , de même.
Vous croyez ?
LE BARON
Sans doute... De singuliers cris !... On dirait des signaux,
PAULINE, vivement.
Quelle idée ! Fermez cette porte!... J'ai très-froid I
LE BARON
Permettez d'abord... Clir.t!
PAUL INE
Quoi?
LE BARON
On m'appelle.
PAULINE , de plus en plus troublée
Je n'ai pas entendu...
JEAN, dehors.
Monsieur le baron !.. monsieur le baron !
LE BARON
Je disais bien... on m'
JEAN, sur le seuil, essoufflé.
Monsieur le baron, vile!...
Quoi donc?
JEAN
Il y a un malfaiteur dans le parc.
PAULINE , épouvantée, à part
Ah!... c'est lui !
LE BARON, surpris.
Un malfaiteur !... Gomment?... Qu'est-ce que c'est?
JEAN
Je n'en sais rien, monsieur le baron. Ce sont les gens du pays qui l'ont vu entrer... et qui lui ferment toutes les sorties... Il s'est sauvé... on lui fait la chasse...
LE BARON
Allons, quelque ivrogne... (Il prend son chapeau. — Jean remonte au fond et regarde dans le parc )
PAULINE
Vous allez...?
LE BARON
Sans doute...