SCÈNE VIII
Les Mêmes, ROSALIE, lollette de déTole un peu suranr.ée, un ridicule au bri^, de» lunïlles, et portant un petit chien.
LE MARQUIS
Ah! voici la cousine! Bonsoir, cousine!
ROSALIE
Je ne vous demande pas comment va votre précieuse santé ! mon cousin!... Quand on chante l'amour!...
LE MARQUIS, coupant les caries.
Oui! oui ! merci! je vais bien, et vous, cousine?...
ROSALIE
Hélas! trop bien, moi ! Je vais trop bien ! je le disais tout à
l'heure à Modeste! (Elle serre sa chienne sur son cœur.) NouS alloUS trop
bien toutes les deux...
LE MARQUIS
Comment, trop bien?
ROSALIE, tandis que Fromenlel donne les caries, sans voir Vauclin.
Ce n'est pas faute pourtant de demander à Dieu l'épreuve d'une petite maladie...
VAUCLTN.
Il faut lui demander une colique de miserere, votre bonheur sera complet.
ROSALIE, s'éloignnnt de lui, 1 pari, grommelant.
11 est déjà là, ce monstre d'athée... je sentais Modeste trembler de tout son corps t Satan, va! (a u chienne.) Ne crains rien, ma fille!... il ne peut rien sur toi, va! le ciel est avec nous!
LE MARQUIS, jouant.
Le salut est déjà fini?...
ROSALIE
Oui, mon cousin!
VAUCLIN.
Avez-vous assez carillonné ce soir, avec vos satanées cloches !...
ROSALIE, à pari.
Renégat ! (Haut, devant le faut'^uii du Duc.) Allons, Modestc, l'ailes la révérence à M. le Duc!.,.
(Le Duc ne bouge pas,)