LE BARON, PAULINE
LE BABON, dont la figure change dès que Jean est sorti.
Maintenant, madame, je vous écoute...
PAULINE, avec effort.
Je n'ai rien à dire... Tout m'accuse... et ce que je pourrais invoquer pour ma défense, vous ne le croiriez pas
LE BARON, après un silence.
C'est-à-dire que cet liomme n'est pas votre amant?
PAULINE, vivement.
Dieu! non, il ne l'est pas!... (Elle s'arrête àlavue de son sourire ironique, et désespérant de le convaincre.) MaiS VOUS VOyez bien... (Silence.)
LE BARON
Enfin, sachons toujours sur quoi s'appuie cette innocence?
PAULINE
Je ne suis pas innocente 1... J'ai commis une faute que je vais expier du bonheur de toute ma vie... J'ai eu la faiblesse, ors de ce voyage que j'ai fait avec. Geneviève, de ne pas repousser des protestations d'amour que je ne devais pas entendre... et je m'en accuse hautement!... Mais, après la vérité qui me condamne, il y a celle qui m'absout... J'ai vu le péril à temps et je m'y suis arraciiée par un brusque départ... Ici, près de vous, mon vrai refuge... j'étais sauvée!... Mais tout à coup le voici... il réclame ce qu'il appelle ses droits!... 11 semble que je sois déjà sa complice!... L'épouvante me prend .. Que ftiire?.». J'ai cru qu'en faisant appel à son honneur j'obtiendrais de lui qu'il quiltàt ce pays et renonçât à m'obséder de sa présence ! Et puis... il avait des lettres de moi... VoUs voyez bien que je dis tout!... des lettres qut vous pouvez lire, monsieur... mais enfin je ne les voulais plus dans les mains de cet homme... et, pour cela, il fallait le voir... et