SCÈNE IV
LE BARON, puis GENEVIÈVE.
Le jour parait, et tout le fond commence à s'éclairer
LE BARON, seul, prenant l'autre arme. IMaintenant, cette arme... (La porte du fond s'ouvre toute grande, laissant voir le parc éclairé par le soleil qui se lève, et Geneviève qji outre, laissant dehors la femme de chambre.)
GENEVIÈVE
C'est moi, baron... bonjour!... C'est le cas de le dire... voici le soleil qui se lève.
LE BARON, cachant l'arme derrière lui.
Bonjour, enfant.
GENEVIÈVE
Vous êtes déjà debout?
LE BARON
Et toi, encore?
GENEVIÈVE, riant.
.l'ai dan?é avec tout le village, et je ne suis parlie que quand los musiciens ont crié grâce... Tiens! qu'est-ce que vous tenez donc là?
LE BARON
Moi?
GENEVIÈVE
Un pistolet... Pour quoi donc faire?
Rien!... Je vais prendre l'air du matin dans lo parc,... et si je rencuntie un iièsre...
GENEVIÈVE, riant.
Chw^-QV ;ni pi.lolct?...
LE BARON
Cela fait moins d'embarras qu'un fusil!.:, (ii regarde l'heure à
sn montre, j
GENEVIÈVE
Vous ne tuerez rien du tout...
LE BARON
Que si fait!... je tuerai...
GENEVIÈVE
Enfin, c'est votre aflaire! (Tombant assise.) Dieu! que j'ai dansé!...
LE BARON, prenant son chapeau pour sortir.
Il faut t'alier coucher...
GENEVIÈVE
Ah! ma foi, non!... J'ai envie de faire un tour avec vous, dans l'herbe et la rosée.
LE BARON
En robe de bal?...
Le temps de changer.
LE BARON, vivement.
Non, non!... Va dormir, va!... Tu tombes de sommeil.
GENEVIÈVE, le retenant, en lui prenant le bras.
C'est pour vous, pourtant, ce que j'en ai fait... Et vous ne me remerciez seulement pas... Ingrat!...
LE BARON
Pour mol!... (U regarde l'heure.)
GENEVIÈVE
Mais!... Qu'est-ce que vous avez donc à regarder comme ça à votre montre?
LE BARO N
Moi? Rien...
GENEVIÈVE
Laissez donc là votre arme à feu, et veuillez m'exprimer vo-