‹ Les ganaches; comédie quatre actesChapitre 25 sur 238 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE MAUQUIS.

Ahl oui, parlons-en, de l'intégrité de tes grands hommes!

VAUCLIN, cessant de jouer.

Oui, leur intégrité!...

LE MARQUIS, jouant.

Comment donc! et Mirabeau, payé, vendu!... et Danton, payé, vendu!...

VAUCLIN.

C'est faux!

LE MARQUIS

Oh ! par exemple !

VAUCLIN.

C'est faux, ne touchez pas aux géants !

LE MARQUi î.

Mais j'y toucherai si je veux aox géants, et je suis bien libre.

(On cesse déjouer.) VAUCLIN.

Non ! — Tu n'es pas libre de calomnier...

LE MARQUIS

Encore faut-il prouver que je...

VAUCLIN, colère croissante.

Je n'autorise personne à dire de telles infamies.

Discutons, au moins.^..

VAT'CLIN, se levant sans l'éco'Jler.

Je ne veux pas discuter ! je ne discute pas ; je vous défends de discuter!...

FROMENTEL, se levant.

Mais au risque de me faire conspuer, la liberté...

VAUCLIN, avec violence.

Une invention de la haine que les journaux ont eu la scélératesse de propager.

LE MARQUIS

S'ils le croient.

VAUCLIN.

Si nous vivions en liberté... je te ferais saisir le premier qui oserait...

LE MARQUIS

Bon!...

si LES GANACHES.

PROMENTEL.

Mais!...

VALXLIN.

Et je te le coffrerais!...

LE MARQUIS

C'est ça!

Je...

VAUCLIN.

Pour lui apprendre... imbécile!... idiot! crétin î..^

FROMENTEL

Mais!...

VAUCLIN, à Fromentel.

Mais, jour de Dieu ! laissez-moi donc parler... vous! On n'entend que vous!

FROMENTEL

Ah!...

VAUCLIN, jelant ses caries,

Ou plutôt allez au diable, tenez... vous ne méritez pas qu'on s'épuise... Pourris! pourris! pourris!

{Il remoute.) ROSALIE, le suivant des jeni.

S'il pouvait donc avoir un coup de sang!

LE MARQUIS, traversant à droite.

Voilà de mes libéraux, tenez, qui réclament la liberté do discussion!

LE DUC, réveillé.

Qu'est-ce que c'est? une querelle!

LE MARQUIS

Rien, mon père... rien, (n va à lui.) C'est le jeu qui s'anime!...

LE DUC

Marquis, il me semble que nous veillons bien tard ce soir!

FROMENTEL, regardant le jeu du mort.

Et cet animal de mon qui attend ce moment-là pour avoir tous les honneurs .'...

BARILLON, regardant le Marquis.

Décidément, mon homme, c'est celui-là. Préparons l'assaut!

(Le Marquis redescend. De Valcreuse remonte à la cheminée, où il lit une brochure. — Fromentel va à la cousolo à gauche, entre les deux portes, ou il prend du thé. — Rosalie offre du thé au Duc. — Vauclin va et vient au fond pciidant }s commencement de la scène suivante.)

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