‹ Les ganaches; comédie quatre actesChapitre 42 sur 238 · I.à-bas! tenez! tenez! le voilà · texte numérisé non relu

I.à-bas! tenez! tenez! le voilà

* Le Marquis, Rosalie.

LE MARQUIS, regardant.

En effet! un homme, jeune encore!

ROSALIE *, de même.

Et qui n'est pas d'ici, j'en réponds! Je les connais tous, les bandits!.,. Ils donnent assez de mal à la Société.

LE MARQUIS, après avoir pris une lorgnelle sur le secrétaire.

Il marche avec précaution sur les pierres du petit mur écroulé.

ROSALIE

Et en se baissant, le voyez-vous glisser, le serpent 1

LE MARQUIS, regardant.

Le voici qui s'assied!

ROSALIE

Oui, mais il guette toujours! il regarde par ici, tenez! (reculant indignée.) Il me prend pour elle !

LE MARQUIS, arec menace.

Ah! si je croyais! (Redescendant.) Ce n'est pas possible!— Un impertinent voyageur, voilà tout! elle le regardait comme on regarde un passant, par hasard!...

ROSALIE **, onclneusement.

Il n'y a pas de jeune homme qui passe par hasard, monsieur le Marquis!... H n'y a pas de jeune filie qui le regarde par hasard! et quand ces hasards-là se répètent trop souvent, ça finit toujours... toujours... toujours!... par revenir à la Société matemeile !

LE MARQUIS

Bon pour vos grisettes!... mademoiselle de Forbac!... mais une fille de notre maison !

ROSALIE, de même.

Ilélas! c'est mot à mot la réponse que le Marquis me fil il y a vingt ans, quand je vins lui dire comme aujourd'hui : « 11 y a un jeune homme qui passe bien fréquemment dans la prairie, et votre sœur est bien souvent à sa fenêtre! »

LE MARQUIS

Ah! c'était alors... c'était...

* Rosalie, le Marquis.

** Le Marquis, Rosalie.

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