SCÈNE PREMIÈRE BOURGOGNE, FROMENTEL
FROMEXTEL, entrant.
Eh bien, toujours souffrante?
BOL'RGOGNE, occupé à la cheminée.
Ah ! les convalescences ! Je l'ai prtîdit à mademoiselle. Gare les rechutes ! — La nuit a été un peu agitée, car M. Vauclin a fait rester la garde-malade.
FROMENTEL
Une Sœur?
BOURGOGNE
Ah! bien, oui ! il n'a pas voulu entendre parler de Soeur. Vous seriez bien aimable d'allumer le feu pour moi, monsieur Fromentel;je n'ai pas l'habitude de chauffer le salon de si bonne heure, ça me trouble.
FROMENTEL, passant à la ctieminée.
Cest bien. Le l'acteur est-il venu ?
Non, monsieur, pas encore.
FROMENTEL, regnrdant rheura.
Deux heures et demie! ils ne marchent plus, ces facteurs; rien ne marche.
(Il cherche ie papier pour allumer le feu.)
BOURGOGNE
Vous verrez qu'il n'y aura pas encore de lettres de M» le Marquis I (à Froin.'iilel, en lui monlnnt le coin de la cheminée) Là ! là ! le papier ! —
Cinq jours à Paris... qu'est-ce qu'il peut faire? Et M. Vauclin qui n'a pas voulu lui écrire l'état de mademoiselle, de peur de l'effrayer! (Mêmejeu.) Les allumettes... là!... dans le coin! — Ilnous dit toujours que ce n'est rien, (secouant la tète.) Mais j'ai idée qu'au fond, il n'est pas si tranquille que ça. — Eh bien, ça va-t-il?
FROMENTEL, frottant encore une allumette qui rate.
Et de dix !
BOURGOGNE, s'en allant.
Et puis M. le Duc qui ne se lève pas à cause du froid, voilà mon service révolutionné pour toute la journée. Soufflez 1 allez ! soufflez ! ça ira !
(Il sort par la droite.)