‹ Les ganaches; comédie quatre actesChapitre 71 sur 238 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FROMENTEL, seul, continuant à frotter ses allumettes qui ne prennent pas feu,

puis URBAIN.

FROMENTEL

Et de dix!... (Frissonnant.) Brrr!... Au mois de mars, de mon temps, nous mangions des petits pois... des petits pois conservés, c'est ^rai... niais il faisait si doux qu'on aurait pu croire que c'étaient des primeurs... Tandis qu'aiijourd'hui, est-ce qu'ils sont capables de conserver quelque chose! (Ra-eont coniie ?es allumettes) Crlsti ! c'cst commc Icurs allumettes!... Nous avii ns des briquets phosphoriques... un petit tube rouge ! on ôtait le couvercle!... on le mettait là !... puis le porte-allumeltcs... on le posait là... puis le bouchon de la petite bouteille. On prenait une allumette et on farfouillait dans la bouteille... c'était fait tout de suite... Mais depuis leurs allumettes chimiques... (a une allumette qui prend.) EU VOilà UUe enfin!... Ah ! VOUS

êtes bien aimable ! si vous voulez maintenant être assez bonne pour ne pas vous éteindre...

(Il allume le feu.) URBAIN, ouvrant la porle d'entrée et parlant avec précaution sais entrer.

Papa!...

FROMENTEL

Ah !... te voilà, pendard !... tu as encore découché.

URBAIN, échim», courbé en deux, grelottant et toussant avec cxluiction de voii.

J'ai passé la nuit au café du Commerce.

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