‹ Les gaulois: origines et croyancesChapitre 15 sur 32 · ooo · texte numérisé non relu

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Viromandues . .

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Aduatuques . . .

camus, ilrti, grève, jambe [gamba, Gambefla, ingambe), jarrel, lie, mine, petit, pièce, tarière, truand, vassal (vaslct) ; et avec, moins île certitude à : briser, broche, bruyère, dartre, gober, jante, claie, troène.

Sole i3, p. 81.

Les druides, popularisés par VAstrëe du sieur d'L'rfc, ont joui en France d'une longue faveur posthume |il y a encore vin « vieux druide » dans l'histoire de l'eau d'une en prose). Dans noire sièéHc encore, Jean Reyiuuid s'est jeté à corps perdu dans les profondeurs de la sattesse cl du mysticisme druidiques. Avec une bonne loi entière, Henri Martin a suivi son ami. Même le penic perspicace de Mieliclet avait cédé, non sans réserves toutefois, au préjugé courant. Le grand hisloricn a donné place, sinon dans son IcnIc, du moins dans ses notes, aux divagations étranges du très savant, mais trop religieux, Adolphe Pu tel.

Il y n quelque vingt ans, le voi ayeur enclin à la poésie ne passait pas devant nue pierre-terne, pierre-fiche, pierre-Jitle, devant un dolmen oit une allée couverte, sans évoquer la druidesse couronnée de cliénc et le druide solennel regardant couler, dans les bassins creusés sur la laide du sacrifice, le sang des victimes

Hélas! |jersonne mniiileuanl ne s'aviserait plus d'appliquer

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druidique»

■s liiuiullis plus ou moins "il les Celles étaient peutdu Caucase. Les quelques nr leurs parois, les appainaîlrc, foui allusion kiiis i des religions néolithi-

plus guère de défenseurs.

idaii pas à toute la Gaule.

:es, ni chez les Gaulois

d'Aristote, le

m la fin du m< siècle.

La variante Totatis est donnée par le nom propre Totatiffens, « fils de Totatis ».

NotC 10, p. 123.

On a fort épilogue sur « ce dieu sans nom ». Rien de plus commun que les dieux « sans nom » : tels le Genius des Latins, les Dit involuti des Étrusques, le Grand Manitou des Peaux- Rouges. Quoi qu'il en soit, le culte de la Lune ayant divinisé la Nuit, les druides n'ont eu qu'à comparer la mort à la nuit pour imaginer un mythe aussi vide que spécieux : le jour sort de la nuit, la vie naît de la mort. (l'est en vertu de cette mince analogie que Dispatcr, le dieu des morts, est devenu le père des vivants.

Note iG, p. ia5.

L'épithètc Tri-garanus fait songer à la fois au dieu Sabia Garantis, dieu de Yara maxima dans la Rome primitive (grec Kronos?), et du grec kéraunos, « la foudre », attribut du dieu suprême : Tarvos créateur des trois mondes; Tarvos- à la triple foudre (cf. le trident, triple dard de Neptune, assimile à Podseidôn).

Note 17, p. i53.

Il est remarquable, dit Roget de Belloguet, que le soleil se soit nommé Ilu dans la langue zende, et que les Gallois l'appellent encore huan. Il ne l'est pas moins que hu ait signifié chez les Arvas « sacrifier ». De ce double sens, connu encore vaguement des Kymris (Cimmériens ?) bretons, est sortie la divinité, la sainteté : de Hu, le Soleil guide des émigrations, à la fois guerrier et prêtre, inventeur de l'agriculture.

Note 18, p. i55.

Les légendes de la Table ronde, originaires du pays de Galles, introduites en France vers n5o par le trouvère jersiais Wace et par son protecteur le roi Henri Plantagenet, renferment certainement de nombreuses réminiscences mythiques fort anciennes, déjà «Itérées au 11 e siècle avant notre ère.

Ainsi Posidonius (Athénée, livre IV, chap. xii) rapporte que « chez les Celtes, dans les festins d'apparat, les convives se rangent autour d'une table ronde ; et qu'après des repas copieux, les guerriers aiment à prendre les armes et à se pro-

voquer mutuellement à des combats simulés » ; mais il ne se doute nullement que « la table ronde, tournoyant comme le monde », créée par Arthur, figure soit la course du soleil, soit le cercle de l'horizon, et que les combats des guerriers après le repas ressemblent fort aux exercices du Walhalla Scandinave.

Un souvenir du tournoiement de la table s'est longtemps conservé en Armorique dans un jeu d'enfants. Par trois fois autour d'une pierre les enfants bretons tournaient en chantant : Roué Arzur me ho salud, « Roi Arthur, je vous salue ». (Remarquez que, si ce jeu a été apporte en Bretagne au rv e siècle, la prononciation Arsur assignerait une origine galloise au célèbre zézaiement du th anglais.)

Arthur est bien le héros du vi c siècle qui est mort â Camlen en combattant pour sa nation. Mais c'est aussi l'inventeur de la Table ronde, le fils de la Nuée (Gorlas ou Gorlasar) et d'Uter Pùndragon, roi des ténèbres, être mystérieux et voilé, ordonnateur des batailles, génie de la guerre, qui a foudroyé cent forts, tué cent gouverneurs, coupé cent têtes, et qui a pour bouclier l'arc du ciel. Arthur parcourt en vainqueur on ne sait quels mondes imaginaires. 11 revendique les honneurs que l'on rend au Soleil ; et les Bardes, en leur Synode, chantent : « Qu'Arthur soit béni selon les rites ! Gloire à sa face qui rayonne dans la mêlée quand tout s'agite autour de lui ! »

Il est toujours accompagné de son majordome Kaï-le-long, de Béduyr son écuyer, et de Gwalhmaï, héraut « à la langue d'or ». Avec ces invincibles, il brave les géants, les enchanteurs et les démons métamorphosés en loups, en sangliers, en dragons monstrueux. La nature est sous sa loi. Un cerf, un merle, un hibou, un aigle « qui a tout vu et qui sait tout, qui bèquète les étoiles du ciel depuis le commencement du monde », révèlent tous les mystères à ceux qui les consultent en son nom. Un saumon, aussi fidèle que le dauphin d'Amphion, porte sur son dos Kaï et Béduyr, compagnons de celui auquel rien n'a jamais résisté sur la terre et dans les régions souterraines. Béduyr a une lance qui « fait saigner le vent ». Kaï passe sous l'eau neuf jours cl neuf nuits sans perdre la respiration. La pluie ne le mouille pas. Quand ses compagnons ont froid, sa chaleur les réchauffe, au point qu'elle rallume le feu. Kaï, d'ailleurs, possède une faculté d'allongement indéfini, qui lui permet de s'élever tout â coup au-dessus des plus grands arbres des forêts.

Après la bataille de Garnie n, selon le chroniqueur Nennius (x e siècle), le chariot d'Arthur (Nennius aura été séduit par une analogie entre Arthur et Arcturus, « la Grande Ourse » ) enlève jusqu'au ciel le héros blessé ; ou bien, d'après une tradi-

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tion plus ancienne, une déesse ou fée' Morçanis (cf. morgen. « le malin »} l'emporte dans l'île bienheureuse d'Avalonia. Arthur, juniëri par la déesse, reviendra, plus puissant encore, régner sur les Bretons.

Tout ce personnel fabuleux n'est christianisé qu'à la surface.

11 en est de même du fameux Gradale, Granl, ce vase où Jésus versa le vin de la Cène, où Joseph d'Arimathic reçut le sanç du crucifié. Le Graal, avant de prendre, vers le ix e siècle, un caractère sacré était, tout d'abord, une çrandc écuelle de métal, « larçe et quelque peu creuse, où les mets délicats étaient servis dans leur jus » ; et aussi le pot d'or que Merlin avait jeté au fond de la fontaine de Barenton (Belen-ton?), lequel paraît proche parent de l'or du Rin ; et encore la coupe solaire qui transportait Merlin dans l'étendue ; le bassin miroir où Taliessin évoquait soit la face du soleil, soit une de ces têtes coupées que les prêtresses scythes et cimbriques faisaient tomber dans le chaudron sacré.

Je rappelle que des milliers de mythes oubliés doivent être cherchés dans les contes populaires, aujourd'hui si abondamment recueillis.

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