‹ Les gaz du sang; applications à l'hygiène expérimentaleChapitre 24 sur 90 · DOSAGE DES GAZ PAR L'OXYDE DE CUIVRE · texte numérisé non relu

DOSAGE DES GAZ PAR L'OXYDE DE CUIVRE

Appareil à oxyde de cuivre servant à doser des traces de gaz combustible. —

Je vais décrire un appareil qui m'a déjà rendu autrefois de grands services, car il m'a permis de reconnaître que l'oxyde de carbone après un empoisonnement partiel est éliminé en nature ; l'air expiré par un animal qui a respiré de l'oxyde de carbone et qui a fixé ce gaz clans le sang, contient de l'oxyde de carbone, et je ne puis pas admettre la combustion de ce gaz dans l'organisme, tous les résultats de mes recherches sont contraires à cette opinion (consulter le livre intitulé : Les poisons de l'air, J-B. liai Hère, éditeur) ; l'oxyde de carbone sort du sang par la voie pulmonaire, mais

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en général plus lentement qu'il n'a été absorbé, de sorte que l'élimination chez un chien dont le sang a été à moitié oxycarboné dure environ 5 à 6 heures, à une condition c'est qu'on fasse respirer à l'animal de l'air absolument pur qui ne contienne pas d'oxyde de carbone, dont la présence retarderait l'élimination ou l'arrêterait complètement. Pour établir un appareil à combustion qui offre une garantie absolue, j'adopte, comme je le fais toujours, les fermetures hydrauliques : le tube en verre de Bohème est recourbé d'abord à an°;le droit à une exlrémité; le chalumeau à gaz est alimenté d'air à l'aide de la trompe soufflante de Francis Gréhant ; on le remplit de tournure de cuivre grillé, puis on le recourbe à angle droit à l'autre extrémité ; deux bouchons de caoutchouc percés d'un trou, traversés par des tubes de verre recourbés comme l'indique la fig. il, ferment le tube à combustion dont les extrémités plongent dans deux bocaux de forme aplatie pleins d'eau; le tube est placé sur un chauffe-tubes de M. Ditte ; on chauffe d'abord lentement et on maintient le gaz allumé le jour et la nuit pendant Toute la durée du dosage qui est très longue, lorsqu'il faut faire passer lentement 200 litres de gaz sur l'oxyde de cuivre chauffé au rouge : ce gaz doit

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èlre complètement privé d'acide carbonique ; s'il renferme un gaz combustible contenant du carbone, soit de l'oxyde de carbone, soit du formelle (hydrogène protocarboné), l'oxyde de cuivre le brûle et fournit de l'acide carbonique qui précipite la baryte.

Pour absorber l'acide carbonique contenu dans ie gaz qui doit traverser le tube à combustion et qui est pris, soit au dehors, soit dans le gazomètre du D' de Saint-Martin, j'emploie la polasse barytée et l'eau de baryte : je dissous 100 grammes de polasse à la chaux dans 5oo centimètres cubes d'eau de baryte, il se produit un précipité abondant de carbonate de baryte, la polasse étant toujours plus ou moins carbonatée, je filtre sur du papier et j'obtiens une solution très claire qui contient un excès de baryte car elle précipite par l'acide sulfurique : cette solution absorbe beaucoup plus d'acide carbonique que la baryte; en effet, i centimètre cube de cette polasse barytée absorbe 4o centimètres cubes d'acide carbonique : 100 centimètres cubes absorberaient 4 litres de ce gaz. J'introduis ce liquide alcalin dans trois barboteurs de Cloez dont les tubes sont soudés à une ampoule de verre à fond plat ; puis le gaz est conduit dans deux tubes longs de 70 centimètres, et ayant 26 millimètres de diamètre qui

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renferment de l'eau de baryte plusieurs fois filtrée qui doit être parfaitement claire; ces tubes sont légèrement inclinés sur l'horizon et maintenus sur une planche garnie de supports convenables ; chaque tube est fermé par un bouchon de caoutchouc à deux trous, qui sont traversés par des tubes de verre ; l'un est uni par un tube de caoutchouc au-dessous du bouchon avec un long tube de verre droit qui pénètre jusqu'à la partie inférieure de la solution de baryte, l'autre communique avec le second tube ; à la partie supérieure du tube absorbant, je fixe avec un lien un manchon de caoutchouc qui enveloppe non seulement le bouchon, mais les tubes et lous les points par lesquels l'air extérieur pourrait pénétrer ; les manchons sont remplis d'eau distillée; ces deux tubes à baryte sont des témoins, ils doivent toujours rester clairs ; ils précèdent le tube à combustion ; deux autres tubes à baryte, tout semblables, sont fixés à la suite du tube à combustion, le premier seul se trouble si le gaz qui traverse l'appareil contient une Irace de gaz combustible.

Trompe et régulateur d'aspiration. —

Pour aspirer les gaz cl les l'aire passer avec une certaine lenteur à travers tout L'appareil, le tube

TROMPE ET RÉGULATEUR d' ASPIRATION Gl

ii combustion étant chauffé au gaz, on fait écouler de l'eau par une petite trompe hydraulique de Golaz qui fait un vide partiel dans un flacon de 2 litres plein d'air fermé par un bouchon de caoutchouc à trois trous : le réservoir à vide communique avec un régulateur d'aspiration à mercure qu'il est très facile d'installer : on remplit à moitié une éprouvette à pied de mercuré et on ferme l'ouverture avec un bouchon à deux trous, traversés l'un par un tube courbé à angle droit uni au flacon, l'autre traversé par un long tube droit qui est immergé dans le mercure à une profondeur de 5 à 10 centimètres ; le réservoir à vide communique enfin par un troisième tube avec un tube de caoutchouc épais qui se rend au dernier tube absorbant à baryte et qui est comprimé d'abord avec une pince de Mohr.

On fait marcher la trompe qui fait dégager dans une cuve à eau l'air aspiré; l'air rentre constamment bulle à bulle à Iraversle mercure, la diminution de pression produite dans le flacon est toujours la même ; on ouvre peu à peu par un mouvement de vis le tube de caoutchouc à parois épaisses élastiques, le barbolage s'élabiit dans tout l'appareil, les bulles se succèdent sans interruption, mais avec une certaine lenteur, car «i l'on faisait passer à travers la tournure de

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