ACTION TOXIQUE
réole bleue autour du fil de platine et après 3oo passades de ce courant, le volume des gaz est réduit à v 4- 9,5, la réduction est égale à la dilîérence
54 — o,5 ou à 44,5; ^4 = &**>* CO pour 29 centimètres cubes de sang : pour îoocenlimè-
tres cubes de san# cela ferait — = 20-cen-
timètres cubes d'oxyde de carbone.
La capacité respiratoire du sang du lapin est voisine de ce nombre, il est certain cependant que, chez l'animal qui a élé employé, elle était un peu plus grande, jamais il ne m'est arrivé jusqu'ici de combiner complètement l'hémoglobine du sang avec l'oxyde de carbone et le sang le plus oxycarboné que j'aie pu obtenir dans un empoisonnement par la voie pulmonaire pouvait encore absorber 2 à 4 centimètres cubes d'oxygène; cela est très important, car on peut expliquerainsi, même après un empoisonnement très grave, le retour à la santé à la suite de soins très prolongés et très actifs qui provoquent l'élimination de l'oxyde de carbone.
Pour le chien, il est beaucoup plus sensible à l'action de l'oxyde de carbone que le lapin. En effet, comme je lai reconnu dans des expériences que j'ai failes avec mon collaborateur et ami le Dr Laborde, si l'on fait respirer à un chien un
mélange d'air et d'oxyde de carbone à 1 °/0, la mort par arrêt de la respiration et par arrêt du cœur survient au bout de 20 minutes.
Quant à la cause pour laquelle le lapin est beaucoup plus réfractaire que le chien à l'action de l'oxyde de carbone, je ne la connais pas encore, je me contente pour le moment d'insister sur ces faits si importants : les réactifs physiologiques démontrent ainsi de très grandes différences entre les carnassiers et les rongeurs.
Nous avons reconnu, leDr Labordeetmoi, que si chez un chien empoisonné par l'oxyde de carbone à 1 °/o e* 9U^ va mourir on a d'abord fixé un tube dans l'artère carotide et si l'on met ce vaisseau en communication avec l'artère carotide d'un autre chien préparé à l'avance, dès que le sang normal du second pénètre dans le système artériel du premier, on voit revenir les mouvements respiratoires et les mouvements du cœur de l'animal empoisonné. Ce procédé de transfusion ne peut êlre appliqué chez l'homme, mais dans un cas d'empoisonnement par l'oxyde de carbone, on doit intervenir le plus vite possible et agir avec une grande persévérance ; il faut transporter le patient à l'air pur, dans une autre chambre ou en plein air, pratiquer la respiration artificielle par abaissement et relève-