LK POUVOIR CALORIFIQUE
St le combustible est ga/eux, il se contracte en brûlant, et les gaz brûlés, refroidis, sont à une pression infc^rieure à la pression atmosphérique, de sorle que, pour les évacuer, il y a, lieu d'emprunter un travail extérieur.
Si le combustible donne, au contraire, comme le charbon, des gaz de volume supérieur & Tair employé, il restera, dans le vaseclos, àla température de Texpéricnce, des gaz comprimés, contenant une puissance latente que la combustion a fournie et qui ne peut être recueillie que sous forme de travail.
En prenant le pouvoir calorifique sous volume constant, je trouverai donc un chiiïre qui me représentera une énergie diR'érente de celle que je pourrais obtenir industriellement par la combustion du corps, el c'est pourquoi je préfère adopter, comme pouvoir calorifique, celui obtenu à la température et à la pression ordinaires de Tatmosphère.
Il est bien évident qu'il faut se rapporter à une tempéra* lure el à une pression de convention, par exemple 15' et mO millimètres.
Un autre avantage du choix de la pression constante est qu'il est facile de passer du pouvoir calorifique à pression constante au pouvoir calorifique à volume constant, parce que le travail à fournir est facile à calculer, tandis que, quand la combustion est faite sous volume constant, il est plus délicat de connaître la pression résiduaire et la correction nécessaire. Cependant, beaucoup de mesures ont été faites sous volume constant dans des appareils de mesure, bombe de Mahler, bombe de Witz, qui sont d'une manipulation trt^s commode, ce qui n'est pas un avantage à négliger et il ne faut pas s'exagérer l'intérêt de Inexactitude absolue de semblables mesures.
Rigoureusement, ce qu'il conviendrait de mesurer, c'est l'énergie latente que la combustion développe. Il y aurait donc lieu de noter, à côté du pouvoir calorifique à pression constante, le travail positif ou négatif, occasionné par le changement de volume sous la pression atmosphérique.
Là où les opinions sont le plus partagées, c'est au sujet de
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Télat physiquo dans lequel doivent être amenés les corps brûlés.
Dans les tables de thermochimie, on indique les chaleurs de combustion avec les différentes valeurs obtenues quand les produits de la combustion sont à Tétai gazeux, solide ou liquide; mais, dans la pratique, on adopte généralement, comme pouvoir calorifique, Tune de ces hypothèses. L*acide carbonique, notamment, est toujours considéré à Tétat gazeux, mais il n'en est pas de même de Teau.
En France, on évalue le pouvoir, en ramenant leau à Télat liquide, dans lequel on le rencontre h la température normale d^expérience. En Angleterre et en Allemagne, on estime la vapeur non condensée et on déduit, du pouvoir calorifique, lu chaleur latente do vaporisation.
11 semble d'abord que ce mode de procédé nVst pas judicieux, car, ainsi que je le disais plus haut, le pouvoir calorifique est une valeur conventionnelle que Ton ne peut pas obtenir dans les combustions industrielles et il semble rationnel d'évaluer, dans ce pouvoir, toutes les calories que la combustion aura produit, celles-ci fussent-elles employées à la vaporisation de 1 eau ou à un travail extérieur. Mais si, en théorie, la solution que je préconise me semble préférable, Teau ne se rencontrant pas à Tétat de vapeur à la température de laboratoire, cette évaluation du pouvoir calorifique présente, en pratique, de grands inconvénients.
Une vive discussion s'est élevée, à ce sujet, entre M. Witz, représentant les idées généralement adoptées en France, et M. Meyer.
Celui-ci objecte que jamais, quand on brille des gaz dans un moteur, ou pour chauffer un four, les produits ne sont abandonnés dans dos conditions telles que Teau se trouve à l'étal liquide et la chaleur latente de vaporisation, qui chiffre d'une façon très appréciable, ne pourra jamais, de fait, être utilisée. Il est donc illusoire, selon lui, d'évaluer, à 1.500 calories par exemple, le pouvoir calorifique d'un gaz, où la chaleur lalente figurerait elle-même pour 200 calories.
(lomparons, on effet, un gaz formé principalement d'oxyde