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On y remarque que la proportion d'acide carbonique est de 12 0/0 en volume et de 28 0/0 en poids et que, relativement à l'oxyde de carbone, elle est en volume du tiers et en poids de moitié.

Ce sont des proportions élevées qui correspondent à un gaz à l'eau obtenu k une température plutôt trop basse.

Néanmoins, ce gaz est très riche, et sa combustion peut donner de très hautes températures, ce qui en fait un combustible industriel tout à fait précieux pour le chauffage de certains fours.

D'après la Compagnie du gaz Riche, la distillation de un kilogramme de bois exige de 350 à 400 grammes de houille, et il faut environ 1.400 grammes de bois pour obtenir 1 .000 litres

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de gaz ayant au minimum 3.000 calories, qui nécessitent la combustion de 560 grammes de houille. Enfm, quand le bois distillé est de bonne qualité, le résidu de la distillation est, paraît-il, un coke marchand, ferme et en morceaux de grosseur convenable pour la vente; un kilogramme de bois en fournirait ainsi 183 grammes.

Ce qui semble une dépense excessive à première vue, c'est la quantité de houille qui représente déjà beaucoup de calories. Si Ton employait cette houille à faire du gaz à Teau, on utiliserait aussi les trois quarts au moins des calories, qui sont perdus dans le gazogène Riche, et on fournirait un gaz ayant les avantages du gaz Riche, ou à peu près, car il permettrait de donner, dans des fours, des températures aussi élevées.

On doit donc, dans un gazogène Riche à distillation renversée et suivant les chiffres mêmes que fournit la Compagnie, avec 1:400 grammes de bois, obtenir 260 grammes de charbon de bois et 1.000 litres de gaz h 3.200 calories. Cela représente en tout 5.000 calories. Or, 1.400 grammes de bois représentent déjà un pouvoir calorifique semblable et, quand même le bois serait légèrement mouillé, Técart entre les calories fournies et celles recueillies ne serait jamais bien grand et n'atteindrait pas 1.000 calories.

On peut donc penser que la consommation de chaleur dans les cornues, malgré le caractère nettement endothermique de la réaction constitutive du gaz à Teau, ne nécessite qu'un très léger apport externe et que le rôle du charbon consommé consiste surtout à élever la température de la cornue.

C'est ce qui se produit, d'ailleurs, pour la distillation de la houille; mais, au point de vue pratique, il semble que la distillation de la houille est bien moins onéreuse que celle du bois, dans le gazogène Riche.

Si, en effet, il faut 560 grammes de houille correspondant â 4.000 calories pour mettre en liberté 1.000 litres de gaz contenant 3.200 calories, on ne peut s'empêcher de songer que la môme consommation de houille permettrait de distiller plus

de 3 kilogrammes de houille, lesquels donneraient 1 kilogramme de produits volatils, soit 12.000 calories. On pourrait même, comme je ledisais plus haut, transformerces560grammes de houille en gaz à Teau; on y retrouverait, à peu près, les 3.200 calories du gaz Riche, sans avoir consommé de bois.

Il ressort de la discussion que je me trouve ainsi amené à faire, que, pour que la distillation renversée du bois dans le gazogène Riche soit avantageuse, il faut, ou bien que le charbon de bois soit un produit de très bonne vente, ou bien que le bois lui-même soit très bon marché et, en ce cas, c'est avec du bois qu'il faut charger le foyer et il ne faut pas employer de houille.

Encore, dans cette dernière hypothèse, faut-il qu'on ait intérêt à fabriquer des gaz riches, comme, par exemple, pour le chauffage de certains fours, mais Temploi de semblables gazogènes ne semble indiqué, en aucun cas, pour les moteurs à gaz. M. Lencauchez a déjà discuté cette question avec des arguments semblables, et il a montré combien l'emploi du bois, dans des gazogènes ordinaires, eu fabriquant du gaz mixte, donnait des résultats plus avantageux, au cas où l'on désire tout consumer et ne pas récolter de charbon de bois.

Si le gazogène Riche est ainsi critiquable parce qu'il n'est pas économique, il parlage ce défaut avec tous ceux où le combustible à distiller est séparé dans une cornue, tel que le gazogène de gaz à l'eau Guénot.

Il ne faut cependant pas croire que ceux-ci ne sont pas susceptibles de perfectionnement.

M. Riche pourra essayer, notamment, de mieux grouper ses cornues, de façon à mieux utiliser la chaleur produite et de récupérer la chaleur perdue avec les fumées. Los gaz de distillation présentent, sur les gaz pauvres, certains avantages et l'occasion peut se présenter où leur emploi s'impose.

GAZOGENE DENSMORE

Le gazogi^ne Densmore, récemment breveté, est aussi un gazogène à distillation. Il présente des dispositions singulières et j'ai pensé qu'il était utile de les signaler.

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FiG. 10. — Gazogène Densmore. Vue en coupe.

11 peut permettre de brûler différents corps, tels que des gadoues, des goudrons, que Ton aura préalablement finement pulvérisés, s'ils sont solides et additionnés d'eau, de façon à les amener à l'état piïteux.

L'appareil représenté en coupe (^j. 10) et en élévation (^^,13) se compose essentiellement d'un foyer servant à chauffer trois cornues R, R^, R^, communiquant entre elles k la façon d'un

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