‹ Les gazogènesChapitre 22 sur 61 · I.KS r.AXOr.ËNE s DITS DE <1AZ A · texte numérisé non relu

I.KS r.AXOr.ËNE s DITS DE <1AZ A

GAZOGÈNE STItONC

Le gazogène Strong est déjà décrit dans l'ouvrage, publié en 188Ô, par M. Gustave Richard, auquel j'emprunte la ligure 28 (les Moteurs à ffaz).

Il se compose essentiellement d'une cuve verticale de

Viu. ÎS. — nazf^i'ne Xtrong. Ci>u]ic vci'licale.

grande hauteur, où l'air arrive, sous la grille G, traverse toule la couche de charbon, qui est ainsi portée au rouge.

Il se forme, ainsi, du gaz Siemens qui rencontre une nouvelle couche d'air en G' et brûle de haut eh bas, puis de bas en haut dans les régénérateurs, en empilage de briques, RR'.

Un dispositif spécial est constitué par la trémie B, qui porte un moulin à sa base, de façon à pouvoir produire une pluie de charbon pulvérisé, pendant la période où lu vapeur d'eau, introduite en V, et surchauffée dans les régénérateurs, qu'elle

H2 LES GAZOGÈNES

parcourt en sens inverse, aboutit au sommet de la cuve et traverse le coke au rouge.

C'est ainsi que Ton obtenait, paraît-il, du gaz dont voici la composition :

Oxygène 0,77

Acide carbonique 2,05 { 8,05 Gaz inertes.

Azote 5,23

Carbures 4,11

Oxyde de carbone 35,08 { 91,95 Gaz combustibles.

Hydrogène 52,76

Ce procédé a été ensuite transformé par beaucoup d'inventeurs.

GAZOGÈNE GOODYEAR

On a songé, en particulier, à utiliser aussi la chaleur perdue par les gaz à l'eau qui quittent Tappareil.

Il semble que cette idée excellente a été, à tort, abandonnée, et j'avoue, pour ma part, que le gazogène Goodyear me séduit beaucoup.

11 est représenté {fîg. 29), emprunté à l'ouvrage de M. Gustave Richard de 1892.

Il est facile de voir, dans ce dessin, que le gaz à l'eau obtenu par un procédé analogue à celui ci-dessus décrit, passe, à sa sortie du gazogène, dans le régénérateur qui lui fait face et auquel il cède une partie de sa chaleur.

Le fonctionnement de ce gazogène est assez original.

Si l'air est admis à droite, en 0, par exemple, il se réchauffe dans le régénérateur G' puis pénètre dans le gazogène, échauffe le charbon, forme du gaz Siemens, qui vient brûler ensuite dans le récupérateur C, grâce à l'arrivée de l'air secondaire en N'.

Les gaz brûlés s'échappent en L'.

C'est la première période.

LES (fAZOaï:N>-'S DITS 1)K likV. S. I.KAi; 113

Dans la seconde, la vapeur marche en sens contraire,

pénètre par P', se surchaufTe en C, se combine en (jaz à l'eau *t va perdre la chaleur entrainco dans le régénérateur C, pour sortir et aller au gazomètre par la tuluilure K.

114 LKS GAZOdKNES '

A la période suivante, c'est en 0' que Tair pénètre et marche de gauche à droite.

Enfin, dans la quatrième pt^riode, la vapeur progresse de droite à gauche.

Il y a donc quatre périodes différentes, le mouvement de Tair et de la vapeur change de sens à chaque deux périodes^ la vapeur marchant dans le même sens que Tair qui Ta précédé, conformément au type originel Strong.

Evidemment un semblable appareil est très encombrant et nécessite beaucoup de vannes. Mais il me semble du plus haut intérêt et réalise, à mon avis, une solution excellenle.

11 serait facile de remédier à certains de ses inconvénients On imaginerait facilement une disposition en plan, permettant > aux deux régénérateurs C et C, ou bien d'être accolés, ou bien de converger vers une direction unique, ce qui permettrait de réduire Tencombrement et de faire aboutir à des conduites uaiques les prises d air, de vapeur, Tévacualion des fumées et du gaz d'eau.

GAZOGÈNE LOWE

Avec le gazogène Lowe, dont j'emprunte la description au même ouvrage, le gazogène Strong se modifie considérablement. Le bénéfice de la récupération partielle du pouvoir calorifique qu'emportent les gaz, qui s'en vont à la cuve après une combustion incomplète, ne peut plus être utilisé à faire du gaz à l'eau, mais seulement à des transformations accessoires du gaz d'huile, où leur emploi est encore plus imparfait.

Pour le cliauiïage, les gazogènes qui précèdent sont d'un rendement bien supérieur.

La solution ne peut être avantageuse que si l'on possède des carburants à chaud, qui reviennent bon marché et que l'on tienne h produire des gaz éclairants.

LKS flAZOOÈXKS DITS DE (iAZ A 1,'EAr 115

On voîl, dans ce gazogène, représenté figure 30, on a, la cuve ouest disposé le combustible et où l'air primaire pénètre sous la grille, la combustion se faisant de bas en haut.

Le gaz formé ressort par la tubulure /, pour aboutir k une chambre voûtée g.

Là, sont ménagées des ouvertures qui amènent l'air secon-

Fiu. 30. — CsiOKvne t.owe, à l'anthracile.

daire. Le gaz brûle et les fumées échauiïcnt très vivement l'empilage de briques, qui remplit la grande cuve verticale ee, puis s'évacuent au travers de la soupape h.

Dans la deuxième période, le soufHage de l'air est interrompu. La vapeur d'eau traverse le gazogène, et des huiles lourdes sont versées, en haut du gazogène, pur le syphon mit.

Ces huiles se volatilisent, sont entraînées par le gaz à haute température; elles passent dans le surchauiïeur ee, qui élève encore leur température et permet les transformations chimiques qui s'opèrent, en présence du gaz, d'un excès de vapeur d'eau et des carbures.

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Ce gaz, ainsi carburé, traverse le joint hydraulique :;, pour aboutir au scrubber ?/, qui le nettoie et le refroidit, et aller, de là, au gazomètre.

Ce gazogène Lowcaété perfectionné par différents constructeurs.

M. Richard cite encore les dispositions adoptées par M. Granger, qui sont représentées dans la figure 31, empruntée au môme ouvrage et qui, avec sa légende, est suffisamment claire.

Il n'y a, en somme, de différence avec le gazogène précédent que dans l'arrivée des résidus de pétrole, qui aboutissent au bas du surchauffeur, au lieu ^'ètre projetés en haut du gazogène.

GAZOGÈNE STUACUE

Le gazogène Strache est plus récent.

On le construit soit du type Strong, si le gaz ne doit pas être carburé ou doit être carburé à froid, soit du type Lowe, s'il doit être carbure à chaud.

Certains de ces appareils sont môme présentés comme pouvant être employés de deux manières différentes, en variant la disposition des vannes, suivant les deux cas.

Ils se composent, en tous cas, essentiellement d'une cuve, où le combustible est déposé sur une grande épaisseur, et d'un surchauffeur, où se fait la combustion du gaz Siemens.

Les modèles diffèrent suivant le mode de carburation et l'importance que Ton veut donner aux organes.

La figure 32 représente un de ces appareils ; g^ g.^ est la cuve, où Tair ou la vapeur pénètrent par la tubulure è, à moins que le gaz ne s'échappe par cette tubulure.

Cela dépend de la position de la vanne w, que je décrirai plus loin.

LKS OAZOGfeNES

Dans celle cuve, on admet que le combustible est réduit à l'état de coke daos la zone basse <;,. Aussi, quand on souffle

l'air, fait-on âorlir les gaz par le cameau o,, sans leur faire traverser les couches supérieures du charbon, qui peut être insuffisamnient distillé.

LKS GAZOGÈNE» DITS DK GAZ A LEAU 119

Une vanne-piston et une soupape règlent le passage de lair et, quand elles sont ouvertes, lui permettent d'aboutir au surchauffeur /'jr^, où Tair secondaire arrive par l'ouverture réglable k.

Le gaz brûle, de haut en bas, porte les parois et les empilages au blanc éblouissant, échauffe ensuite la seconde chambre ^•,Co et s'échappe en A.

Si Ton veut, avec cet appareil, faire du gaz à Teau pur ou carburé à froid, on introduira la vapeur par D.

La vapeur franchira en sens contraire ^-5^* et r-^rL Le piston r étant placé comme sur la figure, la vapeur entrera, en 0, dans le gazogène.

Comme, dans l'intervalle, on aura chargé du combustible frais, par la trémie T, dans la partie haute ^o du gazogène, le gaz à Teau aidera à la distillation de ce combustible, il traversera le coke, de haut en bas, en g^ et le gaz à Teau sortira, en A, pour aboutir aux appareils d'épuration et au gazomètre.

Veut-on, au contraire, faire du gaz à Feau carburé à chaud, on introduira la vapeur d'eau en Dj ; la communication sera fermée par la soupape, entre g^gc^^ et rj/'j*, le gaz, sortant en A, sera envoyé, par la conduite O3, dans le surchauffeur c^Cj, où les carbures seront injectés, au haut de la cuve, suivant les petites flèches.

Le mélange de gaz et d'huile franchira, ensuite, le surchauffeur chauffé à blanc /y^, pour sortir en A-, par la vanne n et être conduit à la vanne u et, de là, au gazomètre.

Il faut donc que la vanne u permette la communication du gazogène, soit avec la soufflerie d'air, soit avec le gazomètre.

Cette vanne est représentée dans la figure 33. Un tuyau courbé en U renversé est emboîté sur une tubulure/,, et, autour de cet emboîtement, une rigole est disposée pour contenir du mercure.

L'autre extrémité du tuyau courbé k s'emboîte, de même, dans l'une des deux extrémités des tubulures /o et ^3, que l'on veut faire communiquer avec /,.

Il suffit que l'emboîtement soit moins profond avec celles-ci

pour qu'en soulevant li-gèrement K et en le faisant tourner autour de /,, on puisse mettre en communication /, avec /., ou avec /;,.

Ce qn'il y a ft craindre, dans le cas actuel, c'est qu'il ne se

mélange ainsi du ga/ et de l'air formant un mélange explosif, entraîné dans les conduites.

Il suffit qu'une veilleuse ; soit constamment alluméeet brûle ainsi le gn/ dés qu'il s'échappe, pendant les changements de marche.

Il ne peut être ainsi envoyé, dans les tubulures, que des gaz hrùlés dont la pri^sence ne peut présenter aucun danger.

Enfin, pour assurer l'ctanchcilé de l'appareil et refroidir le mercure qui entoure les trois emboîtements, une rigole exlé-

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