I.E.S GAZOOfeNKS DO\Vî<ON
On a cherché à faire pénétrer le charbon par un jwocéilé assurant une Ir^s grande élanchéilé. Il est en effet do toute importance, dans un gazogène fonctionnant par aspiration, qu'il ne puisse pas être fait, par cette voie, un appel d'air froid qui viendrait se mélanger au gaz combustible.
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Fio. 89. — Trémie de chargement (Coupe en Iravers).
Fia. 90. — Plan du tiroir de la trémie.
La trémie de chargement est bien visible dans la figure 87; mais les figures 88, 89 et 90 en donnent le détail.
On voit, en haut, la trémie cylindrique qui sert au chargement. Elle est terminée, à sa partie supérieure, par un simple bouchon, qui ferme par son propre poids. En bas, elle est hermétiquement close par un tiroir, qui est appuyé sur la trémie par un plateau, figuré à part dans la figure 90, et
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(|iii est retenu par deux boulons, ainsi qu'il est très visibit* dans la coupe transversale [fi<j. 89). Ce tiroir glisse sur des billes logées dans le plateau et, pour assurer encore Télaneliéité de la fermeture, il est maintenu à son extrémité par une cornière, boulonnée sur Tenveloppe, ainsi qu'il est visible dans la figure 88.
Ce tiroir est déplacé par le levier, qui oscille autour de Taxe et entraîne un bouton qui fait corps avec le tiroir.
A la suite du gazogène, est une chaudière qui se compose d'un réservoir d'eau vertical entre deux plaques il et 12, [fuj. 87), qui sont elles-mêmes percées de trous et réunissent les tubes verticaux que traversent les gaz combustibles sortant du gazogène.
On voit, en 14 cl 15, une calotte inférieure fermée par un bouchon qui permet de recueillir les poussières que le ga/ aurait pu entraîner et qui se seraient détachées pendant la marche ascendante au travers des tubes. En 10, est une calotte supérieure, où les gaz se réunissent et s'en vont par la tubulure K au scrubber, ainsi que l'indique la figure 86, ou parla tubulureJàla cheminée quand le gazogène ne fonctionne pas. On voit encore, sur la figure 80, un siphon qui sert \\ l'alimentation d'eau de la chaudière et la conduite de vapeur N dans laquelle lair se mélange en P pour aboutir par la conduite R au fover.
Dans la porte du foyer, représentée sur la figure 80, on voit différentes ouvertures, ménagées tant pour pouvoir surveiller la combustion que pour pou voir aider au décrassage de la grille. En M est représenté un ventilateur qui doit être entraîné à la main et sert à la mise en marche du gazogène.
On conçoit dès lors comment fonctionne l'appareil.
Soit qu'on ait à Tallumer ou à ranimer la combustion, s'il est resté la nuit en marche lente, on commence par faire fonctionner à la main le ventilateur, la cheminée étant ouverte. Ouand le feu est ravivé, et qu'il est visible à une prise de gaz que celui-ci est convenable, Ton met le moteur en marche. Oiiand eelni-ci a fait quelques tours et semble avoir atteint
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son fonclioimcmenl normal, on arrête le ventilateur et Tentrainement de lair et de la vapeur provenant de la chaudière auxiliaire se fait automatiquement par l'aspiration du moteur.
Comme le gazogène est très resserré par en lias, le courant <rair y est très actif et la combustion très vive.
Il n'y a pas à craindre d'engorgement par le bas, puisqu'il n'y a pas de grille et que les cendres s'éboulent sur la sole du cendrier; il y a d'ailleurs peu de cendres avec les anthracites très purs que l'on doit employer dans ce gazogène et, s'il est à craindre qu'à haute température les scories attaquent la paroi, j'ai montré quelles précautions avaient été prises pour que la réparation soit très facile.
Les résultats obtenus par im emploi en très grand nomlire des gazogènes Taylor avec des petits moteurs de toutes les marques, surtout les moteurs Charon, Niel, Crossley, Otlo, 4»tTangye, ont montré'qu'ils fonctionnaient excessivement bien. Cette invention semble avoir réalisé un grand progrès permettant l'emploi des gazpauvresaux besoins de la petite industrie.
MM. Taylor et C'*" ont cherché à utiliser les précieuses qualités de leur gazogène, qui permettait de faire des appareils de très petite puissance, et à l'employer à alimenter les moteurs & gaz pour la propulsion de tramways et des voitures d'automobiles.
Il est certain que la dépense de combustible est infiniment moindre en ce cas qu'avec les moteurs à pétrole et que l'avenir peut être dans cette voie.
Aujourd'hui on s'occupe peu de la dépense de combustible, parce que les frais d'entretien et de réparation d'une voiture sont beaucoup plus élevés, mais il faut prévoir que ce rapport se modifiera par la suite.
Le gazogène, que ces Messieurs ont fait breveter, est conçu dans les mômes idées que leur premier appareil ; celles-ci sonl simplement exagérées.
Il est évident, dans celte application spéciale, que la pureté du combustible importe au premier chef. Aussi le