I.KS CAZOr.bNES
combustible cboîsi a-l-il été le charbon de bois qui donne peu tic ecndres, ne fournit pas de scories et hc contient aucun goudron. Il suffît donc d'un simple lavage des ga/ pour que coux-ci puissL'Dt être employés.
On -a cborclté encore ii simplifier k chaudière et à rendre aussi rudimcnlaire que possible le refroidissement des gaz,
ici je crains que l'on n'éprouve quelques difficultés. Le charbon de bois, comme te coke, est bon conducteur de la chaleur, il doit rougir dans toute la masse qui, nécessairement, esl d'une faible hauteur, et les goz doivent sortir très chauds.
L'appaicil esl représenté figures 01 et 92
Le gazogène est formé d'une enveloppe en fonte, garnie d'un revêtement réfractaire affectant à sa partie supérieure uneforme de cône et s'élargissant, en ^, là où la prise de gaz doit so^ faire. La trémie de chargement est analogue à celle du gazogène principal. Elle est seulement plus aplatie, pour êtremoins encombrante. Elle se ferme par un bouchon b et un tiroir f , mais celui-ci est au-dessus du gazogène, au lieu d'ètredans la cuve. Enfin, le bas du gazogène se termine par uneplaque percée de trous formant grille et réunie solidairement avec la porte de nettoyage rf, qui est maintenue en place par une vis de pression /", au bout du bras de levier tournant ^,qui permet une ouverture et une fermeture rapide. Entre la grille et la porte d^ est maintenu un espace suffisant pour Taccès de- Tairet de la vapeur, qui sont amenés au gazogène par la tubulure p et circulent, d'abord, autour de la cuve dans une chemise t(.
Les gaz, après être sortis par la tubulure y, traversent dehaut en bas, par des tubes droits, une chaudière analogue à celle du gazogène principal, oîi Teau est maintenue autour destubes ^, ainsi qu'il est visible sur la coupe de la figure 7^ Les gaz sont recueillis au bas de l'appareil par la tubulure a et traversent une autre série de tubes /, qui sont simplement refroidis par Tair. C'est cet appareil de refroidissement qui pourra être développé dans les voilures automobiles et rendu plus actif par le mouvement de la voilure.
Enfin les gaz aboutissent, par le tuyau n^ dans le réservoir ?72, où ils viennent frapper une nappe d'eau et déposer les quelques cendres qu'ils pourraient encore contenir pour s'en aller ensuite, par la tubulure o, vers le moteur. Le& secousses d'une voiture me semblent devoir rendre précaire l'utilité de ce laveur.
On voit encore, sur les figures 90 et 91, la tubulure y, par où s'échappe la vapeur. Il y a là un dispositif assez original. Celte vapeur s'échappe dans une sorte de tuyère ;•, qui sert à l'entrée de l'air, et le mouvement de ces deux fluides est en sens contraire l'un de l'autre, de façon que la vapeur n'ait au-
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(•une tendance Ix rentrer dans le gazogime, où elle pourrait éteindre le feu quand il n'y a pas d'aspiration au moteur, tandis que, lorsqu'il y a aspiration, Pair chargé de vapeur à Torilîce /• entraîne celle-ci avec lui.
On peut facilement régler la proportion d'air et de vapeur grâce à un autre tuyau de rentrée d'air v, qui vient se brancher sur le tuyau ^, et qui est pourvu d'un robinet /. Ce mode de réglage est exlrôm:»mcnt ingénieux, et est d'ailleurs appliqué par MM. Taylor et C'% dans leurs autres appareils. Il est bien certain qu'une forte proportion de la vapeur s'échappe 4»n r, en pure perte. C'est une dépense inutile, il est vrai, mais qui offre le grand avantage de refroidir les gaz.
Je ne sais pas si les essais ont été faits d'une faron suflisamment longue pour être concluants au sujet de ce gazogène, mais il est certainement très remarquable et surtout des mieux compris dans les idées générales qui ont contribué à son établissement.
GAZOGÈNE INCHALSPK
C'est un gazogène qui dérive netlemenl du gazogène de MM. Taylor et C'^
11 diffère, par la disposition de la trémie de chargement, dont l'ouverture se règle par un cône renversé, au moyen d'un levier et d'une articulation.
Un regard en mica permet de surveiller la combustion. Il est fixé sur une pièce mobile qui peut, en s'ouvrant, donner accès h un ringard pour pousser le charbon et briser les voûtes.
A part différentes dispositions de détail, il y a encore à signaler une sole mobile, munie de dents et déplacée, de bas en haut, par un levier articulé au moyen d'une tige guidée dans le socle.
Les cendres s'étendent suivant leur pente naturelle, mais
LES GAZOGENES DOWSON
sont maintenues extérieurement par les rebords de la sole comme dans les gazogènes américains.
Ce gazogène semble intéressant.
Il existe déjà, à Paris, un certain nombre de gazogènes Inchauspéet qui, parait-il, fonctionnent bien.
GAZOGÈNE VIARMÉ
Ce gazogène est aussi très pou différent de celui de MM. Taylor et a\
Ce qui le caractérise d'une façon essentielle, c'est que Tinventeur a supprimé la chaudière.
Fiu. 93. — Gazogène Viarmé.
L'eau est envoyée, goutte à goutte, par un robinet r dans une conduite verticale «, et, de cette conduite, il aboutit dans une pièce creuse en fonte qui remplace la pièce en fonte
220 M!>> GAZOGÈNES
pleine qui^ dans le gazogène Taylor, soutient les produits réfractairesde la ehambre de combustion.
L'eau est ainsi vaporisée et se mélange à Tair au-dessous du foyer.
Le perfectionnement, outre la simplification de lappareil, a cet autre bon résultat de protéger par la circulation d'eau et de vapeur la pièce qui soutient les produits réfractaires.
C'est, en effet, Tun des organes qui souffre le plus dans un gazogène Taylor, à cause de hautes températures auxquelles il est condamné.
Tel que l'appareil est représenté, on voit encore que la cuve est séparée dans son milieu, au-dessus de la conduite d qui entraine les gaz combustibles, par un joint de boulons qui permet d'enlever la partie supérieure, qui contient la trémie de chargement, et de procéder ainsi, très facilement, aux remplacements des anneaux réfractaires quand ceux-ci ont trop souffert.
Pour faciliter encore cette opération, toute la partie réfractaire est enveloppée d'une chemise en tôle, que Ton peut enlever d'une seule pièce. Aussi cette transformation peut-elle se faire très rapidement.
On voit encore, en e, un scrubber, auquel Teau est fournie par la conduite/ et s'en va dans un joint hydraulique y pour aboutir, par un siphon, dans un sceau de vidange que Ton voit en h.
Le gaz, ainsi refroidi et nettoyé, s'en va aux moteurs après avoir traversé un barillet k qui fait volant et adoucit les irrégularités de marche dues à l'action du moteur.
(iAZOGÈNE MILLE
C'est encore un gazogène analogue, construit par la Motoren ùnd Molorfahrzeug-Fabrik de Dresden-Lobtau.
LKS GAZOGÈNES DOWSON 227
On voit, sur les figures 94 cl 95, le gazogène dont lacuvc est à
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FiG. 9'i. — (iazogène NfoiiU HIlie KU'\;ilioir.
droite et dont la grille est manœuvrée par un levier avec cré-
iîH LES GAZOC.ÈMK)
maillère el cliquet, visible sur la ligure, ainsi que deux portes, nt^cessaires pour le décrassage.
Le gsz descend encore au-dessous d'un scnibber à plusieurs élages et, sur le trajet, est (îguré un robinet à trois voies qui permet d'envoyer le gaz & la cheminée.
Je ne possède pas de renseignements bien particuliers sur cet appnreil qui ne semble pas, d'ailleurs, se signaler par des dispositions bien originales.
La figure 9(i montre l'ensemble d'une installation de gazofrône et de moteurs à gaz.
Il y a encore d'autres gazogènes du mftme type. Je ne fuis que le signaler. Les différences qu'ils présentent avec le type original, ont peu d'imporlance.
Enfin, j'ai gardé pour terniinei- la revue des gazogènes types Dowson, des appareils d'un très haut intérêt, les gazogènes récents de M. Lencauchez et le guzogène Genty, le curieux appareil de la Lindes Eis Machincn Gcsellschafl, de Wiesbaden, et je signale, à la fin de ce chapitre, le remar- ([uable gazogène Gardie qui sn difri''rencie sensiblement des précédents.
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(^AZOliÈNEî^ LEMCAUCfinZ
Je citerai do M. Lencavichez, qui a pris une infinité de brevets et a eu uiie grande variété d*idée6 heureuses, se^ inventions les plus récentes.
Dans le ga^Qgène représenté figures 07, 98 et 90, différentes^ dispositions nouyelles* sont, à remarquer,*
L-vine des plus, saillantes est que M. Lencauçhez fait une prise de gaz au centre mémo du gazogène, ce qui est excellent, parce que cela interdit au gaz d^ suivre les parois du gazogène et que la pri^o de gaz 9& fait assez ba^» d^ns la masse du com^ bustible, pour qu'elle ait lieu au-dessous de la zone de distilla*tion du combustible. Ce sont là de très bonnes idées.
On voit, sur le dessin, la cuve formée par deux enveloppes, lune en produit réfractai ro, Tautre en briques, entourée de sable ou de cendr<>, le lout compris dans une chemise de t<^le en trois anneaux.
La partie supérieure, légèrement évasée de haut en bas, et la partie où se fait la combustion, au contraire, allant en se rétrécissant du haut eu bas jusqu^à la grille.
On voit, en (\ la prise de gaz, en ^j, des tubulures soigneusement fermées par un bouchon permettant de visiter cet organe et le soutenant au sommet du gazogène. Enfin, en e.^ sont ménagées dans la paroi de très petites ouvertures, par ou peuvent t^tre entraînés en-partie le gaz de distillalion et la va-^ peur d'eau du combustible qui vient d'être chargé par la trémie supérieure. Celle-ci est fermée par un couvercle à vis et le combustible pénètre dans le gazogène quand le cône inférieur est ^baissé.
Les gaz sortant de la conduite e s'en vont,, par des tuyaux avec vannes à vis, soit aux appareils d'épuration, soit, à .la chemlnéo d'appel.
On remarquera encore, dans la prise de gaz e, comme d'ailleurs dans toutes les conduites plongeantes, que prévoit
{i:(iupe din« le »i>n!i do la
M. Lencauchcz pour l'enlèyement ou la distribution d'un gaz, une dentelure, qui a pour but d'em]>(clier les gaz de
LES GAZOGÈNES DOWijON 333
passer par grosses bulles et de régulariser ainsi leur mouvemeDt.
Dans ce gazogène, la grille est divisée en deux parties.
Elle se compose d'abord, de barreaux 1 formant étalage et dont le premier barreau m est creux et parcouru par une cir-
culation d'eau assez rapide, parce qu'il est particulièrement exposé & cbaufTcr.
Cette première partie de la grille se trouve donc à gradins, et M. Lencauchez l'a disposée de façon que les barreaux soient appuyés sur des supports K, que l'on peut facilement atteindre en ouvrant l'une ou l'autre des portes opposées </.
Il est donc facile, pour te décrassage, de déplacer, de retirer, de remplacer ces barreaux et, d'ailleurs, on doit peu craindre qu'ils chauffent trop parce que l'air et la vapeur peuvent
tu l£fi aAZOGÈM>
facilement y aboutir et les refroidir en traversant eaJtte eux.
Le combustible et les cendres reposent enfin, au bas de c€t étalage, sur une grille plate composée de barreaux ii, dont la queue plonge dans l'eau, de façon à éviter on trop grand échauflement et à fournir de la vapeur qui se mélange à Tair primaire.
Ces barreaux appuient par leurs extrémités sur des tiges en fer carrées /«j, qui sont logées dans des ouverture^ ménagées dans les supports K. . ^
Ces ouvertures n^ sont multiples, ainsi qu'on le voit noltement dans la figure 98, et sont placées les unes au-dessus des autres, de façon que, si l'on veut employer un combustible moins cendreux, où Tappel d'air demande une surface moindre, on peut retrancher une, deux, ou trois rangées de barreaux 1^
remonter d-un rang correspondant les tigbs n et placer lagrille plate, ainsi, à un niveau plus élevé.
On voit encore, sur la figure, le.. dispositif d'arrivée d'eau y/' p, jj.^j et le barillet B, où l'air arrive par côté, traverse une colonne descendante B3, qui plonge légèrement dans l'eau et forme ainsi joint hydraulique.
L'air pénètre par la conduite 1, va déboucher dans les deux chambres A, comprises entre les murs K et la maçonnerie.
Là, lair s'échauiïe avant de pénétrer dans le combustible au travers de la grille.
Pour qu'il s'échauffe mieux, ces chambres h sont garnies de pièces en fonte chauffées par conductibilité et installées en dents de peigne de façon à communiquer la chaleur à Tair par une très grande surface. Ceci est particulièrement visible sur la figure 1)9 qui représente une coupe à deux niveaux différents.
Lencauchez a modifié légèrement, depuis, la forme du foyer de ce gazogène. Les figures 100 et 101 en donnent le détail.
A part quelques petites modifications destinées à empêcher les barreaux d'être repoussés par le combustible, ce qui caractérise cette transformation est l'adjonction de deux plaques
LES OAZUOfeNEti D()\VS(
mobiles abcd, a' b'c'd'. Celles-ci ont pour but d'obliger la plus grande partie de l'air et de la vapeur d'eau à passer sous la
ûàu/ie s^ 6M.
grille plate, de façon à ce que le mitchefer se produise de prrféreuce sur celle-ci et évite do se produire plus haut. On empêche ainsi, surtout avec les charbons à cendres un peu fusibles, les engorgements de se produire au baiit des grilles
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inclinées et le décrassage devient très facile, parce qu'il n'y a rien de plus simple que d'enlever quelques barreaux des grilles inclinées et de faire glisser avec un crochet les mâchefers qui sont étendus sur la grille plate.
On voit encore, dans ce dessin, la disposilion de barres rondes qui peuvent servir à appuyer l'outil qui sert à déplacer les barreaux de grille et les portes /, /', par où l'air et la vapeur aboutissent au cendrier.
Les plaques abcd^ a b' c' d\ sont naturellement mobiles et peuvent être saisies par les crochets g^ g\ de façon ài permettre de nettoyer le cendrier.
M. Lencauchez a imaginé encore une disposition de gazogène qui a certains points de contact avec les gazogènes américains.
Il a cherché notamment à obtenir l'arrivée de l'air et de la vapeur par le centre du foyer et à pouvoir laisser les charbons incandescents s'appuyer sur les cendres et les scories.
C'est la disposition générale des gazogènes américains Taylor. Mais le gazogène de M. Lencauchez s'en différencie essentiellement en ce que la cuve est terminée à sa partie inférieure par un joint hydraulique, qui permet d'enlever les crasses, au fur et à mesure de leur dépôt, avec une curette.
Les ligures 102, 103 et 104 représentent deux coupes verticales et une coupe horizontale de ce gazogène, où Ton retrouve, pour le départ des gaz, la disposition essentielle du précédent. On voit, en J, un cône en fonte percé de trous i, légèrement
inclinés de haut en bas, pour éviter l'encombrement des cendres et par lesquels parviennent l'air et la vapeur, ainsi qu'il est visible dans la figure 102. Le charbon s'appuie sur les crasses qui aboutissent aux deux bassins visibles dans la ligure 103.
On voit encore deux plaques à trous yy, qui perniellent d'enlever les mâchefers qui ne s'écouleraient pas convenablement dans les bassins et auxquels on peut atteindre par les portes A', /.
I^S UAZOGËNES DOWSON S37
Ces plaques, qui jouent ici le rôle des grilles plates dans le gazogène précédent, ont, elles aussi, à leur origine, un barreau
refroidi par une circulation d'eau et une partie de l'air et de la vapeur est réservée pour aboutir en;), q, derrière ces plaques, afin de les refroidir et d'alimenter le gazogène.