HOUILLES
MATIÉRKS VOr.ATILES
p. 100 dp houille pure
(sans cendrr'g ni eaui
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DÉDl 'TIOX KAITK DES CR.XDBfcS ET I»E i/EAU
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De môme, d'après M. Lencauchez, le lignite contient en moyenne 55 0/0 de produits volatils, goudrons, gaz et eaux
LHS COMBUSTIBLES 31
ammoniacales; lu lourbe, 60 à 65 Ô/O; ot le bois, 82 0/0 de matières volatiles.
Les résidus de distillation de tous les comhuslibles sont leurs cokes. Celui du bois s'appelle le charbon de bois. Comme éléments combustibles, ils ne contiennent presque que du carbone.
Les combustibles qui conviennent le mieux, pour l'emploi dans les gazogènes, isont ceux qui ont de la tenue et ne tombent pas en poussière sous Taction de la chaleur. Ce sont, en outre, ceux qui fourniront le moins de cendres et, pour la presque totalité des gazogènes, ceux qui contiennent le moins de produits volatils.
Il faut aussi, dans beaucoup de cas, notamment pour les moteurs à gaz, s'inquiéter dès que le soufre est en assez forte proportion.
Vn autre coefficient à considérer, c'est la température de fusion des cendres.
11 est certain que, quand les cendres sont fusibles, elles collent, empochent la circulation de Tair, peuvent ainsi arrêter le mouvement du gazogène et, en tout cas, s'en vont en emportant une partie du combuslible et en fournissant un mauvais rendement.
On a bien essayé d'éliminer les cendres, au contraire, en les i'endant plus fusibles avec des fondants, et de les faire couler comme des laitiers. Mais je ne connais pas de gazogène fonctionnant actuellement dans ces conditions, et, sauf des cas spéciaux, il ne semble pas que la solution serait avanlageuse.
M. Lechatelier a fait beaucoup d'expériences pour évaluer les températures auxquelles fondent les cendres des combustibles.
Ces températures sont très variables, mais, le plus généralt*mcnt, sont comprises enlre l.lOO' et LMOU"*.
Il est bien entendu qu'il convient d'atteindre les températures les plus élevées pour le bon fonctionnement d'un gazo-
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gène, mais cependant devra-t-on attacher la plus grande attention à rester au-dessous de la température de fusion des cendres.
Sous cette réserve, il est donc bien certain que les combustibles qui conviennent le mieux dans un gazogène sont, d'abord, le charbon de bois, ensuite, le coke et les anthracites.
Le charbon de bois est indiscutablement le meilleur combustible. 11 est dépourvu de produits volatils. Il fournit très peu de cendres et se tient bien au feu.
Les gaz produits dans un gazogène au charbon de bois sont très purs, ne fournissent que de Thydrogène, de Foxyde de carbone, de l'acide carbonique et de Tazote. Ils ne contiennent pas d'acide sulfhydrique.
Mais le charbon de bois, presque partout, est trop cher.
En outrç, comme on le produit avec du bois et que celui-ci, en combustion renversée, peut donner un excellent gaz en utilisant les produits que le charbon de bois ne contient plus, il semble que Ton aura presque toujours intérêt à employer du bois, plutôt que du charbon de bois, pour avoir du gaz combustible.
Dans le cas même où Ton tiendrait à recueillir certains produits de la distillation du bois, il serait facile de fonctionner en combustion directe et de recueillir les produits de la distillation dans les appareils d'épuration disposés entre le gazogène et le gazomètre.
On pourrait même utiliser des dispositions analogues à celles que Ton verra dans les gazogènes Genty et Lindes.
J'en reparlerai, d'ailleurs, dans le chapitre xii.
Le coke se présente aussi, pour les gazogènes, dans de très bonnes conditions. 11 est, dans beaucoup de pays, le combustible presque uniquement employé.
On pourrait, cependant, faire, à son sujet, une observation semblable à celle que je viens d'émettre, relativement au bois et au charbon de bois.