A. — LE BOIS
24. ESSENCES. — Tous les bois peuvent être utilisés. Il faut distinguer les bois « feuillus » à larges feuilles, des bois résineux dont les feuilles affectent la forme d’aiguilles (feuilles aciculaires).
Les bois feuillus comprennent :
Des bois durs (charme, chêne, orme, frêne, hêtre, etc.) ;
Des bois tendres (peuplier, bouleau, érable, aulne, platane,
'etc.) ; . ...... ,
Des bois fins (noyer, merisier, poirier , buis) ; ces derniers ne fournissent, en bois de feu, qu’un tonnage très réduit.
Les bois résineux les plus répandus sont : le pin, le sapin,
l’épicéa, le mélèze.
Tandis que les bois durs s’allument et se consument assez lentement, les bois tendres et résineux s’enflamment vite et disparaissent rapidement ; les premiers donnent donc une marche économique, les seconds facilitent les reprises.
D'autre part, les bois durs étant plus lourds que les bois tendres et que les résineux (Voir § 28, p. 34), ils assurent, pour un même volume de trémie, un plus grand rayon d action. Suivant le service demandé au véhicule ou simplement au moteur, et suivant le ravitaillement dont on dispose, on a intérêt à faire des mélanges des diverses essences.
Les bois de démolition (charpente, menuiserie, traverses de .chemin de fer) peuvent être utilisés après enlèvement des^ ferrures, pierres ou gravats qui pourraient former des mâchefers préjudiciables à la bonne marche des gazogènes.
LES CARBURANTS FORESTIERS
25. Bois vert, bois sec, séchage. — Le bois vert, fraîchement abattu est d’un emploi peu recommandé : la forte proportion d eau qu’il contient, qui peut dépasser 50 0/0 et atteint fréquemment 40 0/0, rend l’allumage pénible et donne un gaz humide dont nous verrons plus loin les inconvénients Il est préférable de faire sécher le bois, de façon à amener la proportion d’eau à moins de 20 0/0.
de ? è rm a d at ?- g€ ' ° n x 0pèr€ Un . triage : Ies m ^nus bois (moins de 2 cm. de diamètre) sont mis en fagots, les rondins de 2 à
T' l° nt C ° UpeS t h lon 8 ueur de 66 cm. (charbonnette) les plus grosses branches sont fendues en deux ou en quatre (quartelage) . u
emnlrhp b r 01 l! S ° n '• - mis tas sur des traverses, de façon à
u T 1S1SSUre *s bûches inférieures au contact du sol, lis sechent ainsi pendant six à huit mois.
,,, ÜI Î P cu t débiter le bois vert en petits morceaux: le bois
afourés 6 de t 185 ' C ° UChCS dc 70 à 80 cm - sur des planchers acHver 1. iT ^ tempS ° n rCmue le taS à la fourche * Pour
fi à iL peut aUSSi le logCr dans des en
met a larges mailles de jute ou de corde de papier. Les sacs sont suspendus et le séchage est rapide.
Pendant la période de séchage, la pluie ne peut avoir aue d heureux effets en diluant la sève qui contient la majeure
hnL -, eaU - c ° nstit “ ti ? n du bois; après une pluie, le . ■ - olt , etre J 1ere > a ® n d éviter la moisissure ou piquage, le
is pique perdant beaucoup de sa valeur.