C. — CHARBON ROUX — AGGLOMERES
Le souci d’éliminer certains des inconvénients du bois et du charbon de bois a orienté les recherches vers deux solutions différentes.
37. Charbon roux ou bois torréfié. — M. le professeur DUPONT l’obtient en ne poussant pas à fond la carbonisation.
Il fabrique ainsi un produit appelé charbon roux ou bois torréfié, qui n’est plus tout à fait du bois proprement dit (donc ne contient pas d’eau et distille peu) et n’est pas encore du charbon (donc n’est pas friable et n’absorbe pas l’eau). Le bois est torréfié entre 100 et 290°, mais c’est vers 275°-290° que les produits obtenus paraissent être les plus satisfaisants; vers ces températures, ils possèdent, en effet, un pouvoir calorifique supérieur à celui des bois cuits à plus basse température.
LES CARBURANTS FORESTIERS
Le pouvoir calorifique du charbon roux est de 5.700 à 6.800 cal. kg. : kg., suivant la température de cuisson.
38. Agglomérés. — Il en existe plusieurs types de formes et de compositions différentes, suivant le procédé de fabrication dont ils dérivent.
Certaines usines proposent des agglomérés constitués par ides mélanges de charbon de bois et de charbon minéral qui ont 1 avantage de n exiger qu’une faible proportion de liant.
Les agglomérés de charbon de bois pur, dont la réactivité est meilleure sont moins aisés à obtenir, notamment en raison de la difficulté que l’on éprouve à associer une très forte compression avec un débit suffisant des presses.
Ces dernières sont le plus souvent des roues à empreintes (Sahut Conreur) avec lesquelles on obtient des boulets-type « CARBONITE-ÉTAT » (HENNEBUTE) ou des machines a moule ouvert (Boulet et Cie) dans lesquelles on peut réaliser une compression sensiblement plus élevée (procédé DEFRENE).
Les machines à moule ouvert présentent en outre l’avantage de fonctionner avec des mélanges froids.
Voici, sommairement, la suite des opérations de la fabrication des agglomérés : le charbon de bois est pulvérisé, puis mélange avec un liant (goudron, brai, etc.), et la pâte est
formée en boulets à l’aide d’une presse; les boulets sont enfin recuits a 1 abri de l’air.
Un^aggloméré de bonne fabrication n’absorbe pas l’eau : il peut être manipulé sans trop de précautions. A la combustion, chaque boulet s’amenuise en conservant sa forme et les voûtes ne sont pas à craindre. Les boulets donnent peu de poussière, ils n’absorbent pas l’eau : on peut éteindre les boulets^ incandescents dans l’eau et s’en resservir peu de temps apres. K
En raison de leur grande densité les agglomérés donnent au
véhiculé, a volume de trémie égal, un rayon d’action beaucoup plus etendu. K