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TT D

Généralement, dans les calculs, pour éviter de trop grands nombres, on exprime D et C en centimètres : on a alors le volume en centimètres cubes ; on peut l’évaluer en litres en divisant par 1.000. Soit, par exemple :

D = 100 m. et C = 130 mm.

V =--- X 13 = 1.020 cm 3 ou I lit. 02.

Commercialement, on désigne par cylindrée le volume théoriquement aspiré par cycle : elle est donc égale au volume V multiplié par le nombre de cylindres. Pour un moteur à 4 cylindres, la cylindrée commerciale du moteur précédent serait :

1 lit. 02 X 4 = 4 lit. 08.

Enfin, on appelle encore cylindrée-minute le volume aspiré par minute. Elle est égale à la cylindrée commerciale multipliée par la moitié du nombre de tours effectué par le moteur en une minute, car un cycle est effectué sur 2 tours du moteur. Ainsi, si le moteur précédent fait 3.000 tours-min., la cylindrée-minute est :

4,08 X 1.500 = 6.120 litres ou 6 m3 120.

106. TAUX DE COMPRESSION. — Quand le piston est à son point mort haut, un certain volume de gaz, que nous désignerons par v, est enfermé dans la « chambre de compression ou de combustion » ; lorsque le piston est à son point mort bas, le cylindre contient un volume de gaz V -f- v.

On appelle taux de compression t ou encore compression volumétrique le rapport :

t = - ou encore 1 + —

Pour le mesurer sur un moteur construit, on peut, le plus souvent, procéder comme suit :

1° Placer le piston au point mort haut et, par le trou de bougie, verser lentement (pour éviter la mousse) de l'huile dans le moteur : on a ainsi un volume v d’huile ;

2° Placer le piston au point mort bas et refaire le plein d’huile ; on verse ainsi le volume V d’huile.

Pour chacune de ces mesures, le niveau de l’huile doit atteindre l’intersection de la paroi interne de la chambre avec le filetage du trou de bougie.

Ainsi, si on verse d’abord 217 cm3, puis 1.020 cm3, le taux de compression est :

Le taux de compression a une importance considérable dans la théorie et la pratique du moteur à explosion.

107. MOTEUR PARFAIT. — Le moteur parfait est une conception scientifique, toute théorique, imaginée en vue de prévoir les résultats qu l’on peut escompter du fonctionnement d’un moteur à explosion.

Dans un moteur parfait, on convient de faire les hypothèses suivantes :

1° Les parois du cylindre et du piston ne laissent pas passer de chaleur pendant la compression, l’explosion et la détente.

2° Le gaz qui évolue dans le cylindre ayant des propriétés physiques voisines de celles de l’air, le moteur à explosion est considéré comme un moteur à air chaud : l'air aspiré, froid au premier temps, serait chauffé pendant la course de compression et pendant l’explosion et il se refroidirait, en travaillant, pendant la détente : les calories apportées par la combustion du mélange, diminuées du nombre de calories emportées par les gaz lors de l'échappement, seraient intégralement transformées en travail ;

3° La combustion se fait instantanément quand le piston passe exactement au point mort haut ;

4° Les soupapes s’ouvrent et se ferment instantanément

ADAPTATION DU GAZOGENE

quand le piston passe à un point mort ; de plus, lorsqu’elles sont ouvertes, elles n’offrent aucune résistance au passage des gaz, de sorte que, pendant l’admission et l’échappement, la pression du gaz dans le cylindre est égale à la pression atmosphérique ;

5° Enfin, le cylindre est parfaitement étanche, il n’y a pas de résistance de frottement et les organes accessoires du moteur n’absorbent pas de puissance.

On conçoit que ces conditions soient impossibles à réaliser, mais la considération du moteur parfait présente au moins cet avantage de montrer ce vers quoi il faut tendre.

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