ADAPTATION DU MOTEUR A ESSENCE
Adaptation du Véhicule
104. LE CYCLE. — Le moteur au Gaz des Forêts fonctionne, comme le moteur à essence, suivant le cycle Beau de Rochas ; le moteur étant lancé, les quatre temps se succèdent comme suit :
Premier temps : admission. — La soupape d’admission a (fig. 30) est ouverte, la soupape d’échappement est fermée ; le piston, entraîné par le volant, descend et aspire le mélange air-gaz ; quand le piston arrive au point mort bas, la soupape d’admission se ferme.
FIG. 30. — Course d’admission. FlG. 31. — Course de compression.
Deuxième temps : compression. — Le piston (fig. 31), toujours entraîné par le volant, remonte, les soupapes sont fermées et le mélange est comprimé jusqu’au moment où le piston se retrouve au point mort haut.
ADAPTATION DU GAZOGENE
Troisième temps : explosion, détente. — Quand le piston (fig. 32) passe au point mort haut, des appareils électriques (magnéto ou bobine) font éclater une étincelle entre les pointes de la bougie b et le mélange air-gaz brûle très rapidement (explosion), la chaleur dégagée élève la pression (Voir § 14) et le piston est chassé vers le bas ; la pression baisse dans le cylindre, les gaz brûlés se détendent et se refroidissent.
FIG. 32. — Course d’explosion-détente. FlG. 33. — Course d’échappement.
Quatrième temps : échappement. — Quand le piston .(fig. 33) se retrouve au point mort bas, la soupape d’échappement e s’ouvre, les gaz sortent du cylindre, poussés par le piston que le volant entraîne. En fin de course, la soupape d’échappement e se referme, la soupape d’admission a s’ouvre de nouveau et le cycle recommence.
Pendant la durée du cycle, le piston a efFectué quatre courses, la manivelle a fait deux tours complets ; ce n’est que pendant un demi-tour, celui qui correspond au troisième temps, qu’elle a reçu du piston un effort moteur ; les autres temps sont des temps résistants ; la compression surtout est résistante, mais elle est indispensable ; les gaz comprimés s’échauffent et brûlent mieux, plus complètement ; en outre, le calcul montre que la chaleur emportée par les gaz qui s’échappent, chaleur qui est perdue, est d’autant plus faible que les gaz frais ont été plus comprimés.
105. Quelques DÉFINITIONS. — On appelle alésage le diamètre intérieur D du cylindre ; commercialement, il est exprimé en millimètres.
ADAPTATION DU GAZOGENE
La course, qui se mesure également en millimètres, correspond au chemin parcouru par le piston dans le cylindre ; c’est la distance qui sépare le point mort haut du point mort bas ; la course est déterminée par le rayon de la manivelle : si on appelle R le rayon de la manivelle, la course C est égale à deux fois le rayon : C = 2 R.
La longueur de la bielle n’a aucune influence sur la course.
On entend par cylindrée le volume engendré par le piston pendant une course complète. Elle représente encore le volume de gaz théoriquement introduit dans le cylindre pendant la course d aspiration (premier temps).
La cylindrée V est égale à la surface du piston multipliée par la course :