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Il est né le 28 janvier 1791 à Courgenay, préfecture de Porrentruy. où son père était cultivateur, notaire et percepteur des contributions sous le régime français. Sorti de l'école militaire de St-Cyr , il reçut comme sous-lieutenant de grenadiers au 446* de ligne le baptême du feu à l'as-
saut de Lerida en 1810 et se distingua avec son capitaine Bugeaud en repoussant le 28 décembre suivant une sortie considérable de la garnison de Tortose. Il fut mis à l'ordre du jour pour sa conduite aux assauts et sur la brèche de Tarragone les 21 et 28 juin 1811. II se fit encore remarquer à Sagonte, reçut la croix d'honneur après être entré à Valence en janvier 1812 et passa lieutenant. A Orthez, le 27 février 1814, il fut atteint pour la première fois d'un coup de feu à la jambe et d'un coup de bayonnette au bas-ventre, mais gagna les épaulettes de capitaine. La deuxième Restauration le mit à demi-solde en septembre 1815 et le plaça quelques mois après dans la légion départementale de rAveyron devenue plus tard 5* régiment de ligne e,t lui nccorda eo 4817 des lettres de grande naturalisation. II fît la campagne de 1823 en Espagne. Aux journées de juillet 1830, il délivra Faris d'une de ces compagnies dites de la Charte, qui, après avoir aidé au renversement des Bourbons , inquiétaient fort Ja tranquillité publique. Au bout d'un mois, il devenait chef de bataillon an 5* léger; en 1831, oflicier de la légion d'honneur; en 1836, lieutenantcolonel du i* léger, où le duc d'Aumale débuta en 1839; en 1840, coIo> nel du 33* de ligne. Le général Bugeaud, devenu gouverneur de l'Algérie, obtînt en 1841 Tenvoi de ce régiment en Afrique. Il confia à Comman le commandement supérieur de Medeah, d'od celui-ci soumettait Tannée suivante 21 tribus arabes à la fois, ce que son général trouva magnifique. En janvier 1843, le duc d'Aumale, nommé maréchal-de-camp, le releva dans son commandement et lui envoya en 184i avec son propre brevet de maréchal-de-camp un service complet* de table en argent en témoignage de rattachement quHl lui avait voué et qui était réciproque. Une reconnaissance poussée chez les Kabyles du c6té de Bougie valut au nonveau général rhonnéor ë'ètre cité au premier rang des braves de cette vaillante armée et appelé quelques jours après au coounandement supérieur de Blidah. Mais sa santé exigeait un changement de climat H venait d'être nommé commandeur de la légion d'honneur et allais partir pour prendre le commandement dn département de la Haute-Loire, quand il mourut le 18 juin 4846 à la suite d'une attaque d'apoplexie.
D'après un portrait peint en 1821 à l'aquarelle par le capitaine Carcenne du 5* de ligne français et appartenant à M. Xavier Comman, ^tanneur à Forrentruy et neveu du général.