ADRIEN PS BDBBNBEBO
On le croit né à Spietz en 1424. Il fut baron de Spietz et de Brandis, seigneur de Mannenberg, Wartenfels, Reutigen , Mont, co-seigneur de Strattligen et de Wattenwyl, etc. Il accompagna en 1446 son père 1 avoyer Henri auprès de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, qui le garda comme page à sa cour, alors la plus brillante de l'Europe. De retour dans son pays, il entrait aux Deux-Cents en 1451, devenait baillif de Lenzburg en 1458 et volait en 1462 au secours du duc Louis de Bavière, palatin de Deux-Ponts, contre son frcro , évéque de Strassbourg. Mal récompensé, il lui envoya en 1463 une lettre de défi, mais Berne régla lui-môme cette affaire. Entré au petit conseil à la mort de son père, il vendait la seigneurie de Wartenfels, près d'Olten, à la ville de Soleure pour payer en 1466 un pélérinage en Terre-Sainte d'où il revenait chevalier du St- Sépulcre. il aidait aussi h Charles, comte de Charolais et plus tard duc de Bourgogne» à remporter sur Louis XI la victoire de Montléry à la tête de 500 Bernois. En 4468, il devenait le onzième avoyer que sa famille ait donné à fierne, et il commandait 7000 Bernois envoyés an secours de Mulhouse aux prises avec la noblesse autrichienne du Sundgau et du Brisgau. Il joua un rôle marquant en 4470 dans la querelle des seigneurs
terriens, dont il partagea Teul, et U devint le chef du parti bourguignon dans les conseils de son pays. Envoyé en 4473 auprès du duc Charles pour porter plainte contre Hagenbach , goavemenr d'Alsace, il fut écarté en 4475 des affiiires par le parti français. Le cœur froissé, il commandait cependant en 4476 les 4600 Bernois et 80 Fribourgeois , qni défendn«nt Morat et contribuèrent à la victoire du 22 juin en faisant une sortie sur les Lombards de la gauche ennemie. Par cette défense il avait sauve sa patrie et donné aux Confédérés le temps de le dégager. Peu après il était envoyé auprès de Louis XI, qui le décorait de l'ordre de St-Michel et lui donnait 400 marcs d'argent, c'est-à-dire 80 de plus qu'aux autres ambassadeurs, mais sans pouvoir le gagner à son parti. En î 477 il redevint avoyer. Charles-le-Téméraire tué à Nancy, Adrien conseilla en vain aux Confédérés de secourir la Bourgogne contre la France et de Vadniettre, comme elle le demandait, dans leur alliance. Renvoyé auprès de Louis XI avec Waldmann de Zurich et Imhoff d'Uri, pour demander le repos de ce pays et le retour des Suisses qui servaient dans les deux armées, il n'obtint rien et fut rappelé," mais, ayant tout à redouter de la part du roi, dont il avait encouru le ressentiment, il s'échappa de la cour et revint à Berne déguisé en joueur de harpe ambulant Contrairement à l'usage qui changeait alors annuellement les avoyers , on lui confia cette dignité pour la troisième fois en 4478. Accusé à tort par le gouvernement de Lucerne d'avoir fomenté un soulèvement dans l'Entlibuch, il commanda en novembre et décembre de cette année avec Guillaume de Diesbach 3000 Bernois envoyés à Bellinzone à la demande d'Uri. Elu en 4479 avoyer pour la quatrième fois, il présidait le 25 Juillet le conseil pour la dernière fois et était emporté peu de jours après par une fièvre pestilentielle qui régnait alors à Berne. Il avait 55 ans et avait été chargé de deux missions à la cour de Savoie. Il fht enseveli dans le chœur de la cathédrale de Berne d*oh le légat du Piq>e, Garriliati, voulut le faire exhumer deux ans après pour une dette non payée par les parents de sa seconde femme. Le prieur Kistler, fils de son ennemi mortel l'avoyer de ce nom, dût intercéder à Rome pour le repos du plus grand héros que Berne ait produit, et il fallut donner au légat de l'argent et le prieuré de Rueggisberg. Sa première femme Jacobée, fille de Jean UI, comte de Neuchàtel-Aarberg , seigneur de Talangin et bourgeois de Berne, lui avait donné une fille qui épousa Albert de Hfilinen, plus tard seigneur de Castelen. De la seconde, Jeanne, fille de Guillaume, baron de Lassarraz, bailli du pays de Vaud pour la Savoje, il laissa un fils, Adrien,
qui mourut comme lai criblé de dettes en 1506 à Morges et le dernier de sa race. Une autre fille fut mariée h Petermann de Rarogne.
D'après un portrait à l'huile , sans nom ni date et appartenant à M. de Miilinen-Matach à Berne.