‹ Les généraux bernoisChapitre 14 sur 113 · M. NICOLAS DE DIESBACH · texte numérisé non relu

M. NICOLAS DE DIESBACH

Seul de 12 fils, il survécut à son père Loys ou Lucius, un des plus riches Bernois de son temps. Sa mère était Clara de Biiren , veuve d'Ulrich Rieder. Né en 1431 , Nicolas fut baron de Rued, seigneur de Signau, Diesbach, Worb et Kiesen. Après avoir fait un voyage à Barcelone, il devenait banneret à 29 ans, négociait en 4164 à Constance la paix entre Tempereur et les Confédérés, était élu avoyer de Berne en 4465 et revenait en 1467 comme chevalier du St-Sépulcre d'un pélérinage en Terre- Sainte. Il commandait en second une deuxième levée de 2000 Bernois an siège de Waldshut en août 4468, et on l'envoyait en 4469 en ambassade auprès de Louis XI. En 4470 la querelle des seigneurs terriens

^ éclatait sur sa terre de Worb. n oonclaait en 4474 avec la diichesse de Savoie les traités de Péronne et de Cbambéry, et« renvoyé à la cour de France, il était nommé chambellan par le roi et son conseiller. Le 10 janvier 4474 il condoait avec lui nne alliance (Pensive et défensive an nom des VIII cantons et des villes 'de Solenre et de Firibourg contre la Bourgogne. Bidie lui-même, plein d'habileté, populaire» il exerça one influence considérable 'sur les alfoîres de son pays et devint un de ses

• plus grands, hommes. L*fiiirope lui doit même en partie sa configuration actoelle. En embrassant les intérêts de Louis XI, il suscita à Charles-le-Téméraire l'mimitié des Suisses , amena ainsi la mine d*me puissance en tram de devenir redoutable même à la France et éleva en même temps la Suisse an rang d'une puissance européenne. Tel fut le rôle du chef du parti français à Berne et de l'adversaire politique d'Adrien de Bubenberg. En 1474 Nicolas redevenait avoyer de Berne et combattait à Héricourt, bataille qui signala le commencement des guerres de Bourgogne. En 1475 il commanda à l'expédition de Pontarlier 2500— 3000 hommes, dont 1300 Bernois. Envoyé ensuite au secours de Strasbourg avec 1000 Bernois et 150 Soleurois, il servit sous le comte Oswald de Thierstein. Blessé par un coup de pied de son cheval devant Lisle sur le Doubs, il prit une maladie pestilentielle au siège de Blamont et mourut chez l'évôque de Bàle à Porrentruy, en juillet suivant, âgé de 46 ans. On l'ensevelit dans le caveau de sa famille , qui se trouvait sous la cha-

pelle fondée dans la cafliédfale.de Berne par lui on par aoo père el see deux ondes. On Inî reproche d'avoir donné la première idée des pen-* sions secrèlemeni on ouvertement payées par la France aux magistrats de son pays, fl aVaît eu on fils, mort jeune, d'Anne, fille de Hemmann, baron de Reusseck (Rysegk), d'une femiUe noble du Hegau et riche héritière à laquelle on l'avait fianoé à Tâge de 12 ans. 11 ne laissa pas d'enfonts de sa seconde femme Barbe, fille de Gaspard de Schamachthal et nièce de l'avoyer Nicolas, qui lui avait apporté la baronie de Brandis.

D'après le portrait peint à l'huile ^ datÎ6 de 4466, qui se trouve à ia Bibliothèque de Berne.

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