‹ Les généraux bernoisChapitre 3 sur 113 · MA · texte numérisé non relu

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résultent de l'absence des portraits, on est prié de les enjamber. Une

liste alphabétique facilite enfin la recherche des individus.

Une mention des hommes les plus distingués eût sufti à mainte et mainte personne. Mais notre trayail en eût été moins complet, moins impartial, et même moins sérieux. Voilà pourquoi nous avons tiré de leur obscurité des existences auxquelles il n'a pas été donné de briller an premier rang, ni même au second, connue c'est le cas de la grande majorité den humains. Ce procédé nous semblait de nature à intéresser à notre ouvrage quelques £Euniiles,qui autrement n'eussent pas compté dans ses pages un seul représentant Soyons d'ailleurs de bon compte. Si 90 personnages sur 124 ont plus ou moins marqué et constituent la plus grande partie des héros de notre histoire cantonale, cette j)ro]iôrtiou nous semble honorable pour notre pays et digne d'être signalée.

Plusieurs personnes ont cm qu'un album serait compris dans les 40 francs du prix de la souscription.. C'était chose paifisdtement impossible. Cette illusion a au reste dû céder devant la circulaire du 20 avril dernier, où M. Corrodi offrait de faire confectionner ' ad hoc des albums au prix réduit de 20 francs, avec les noms et les numéros lithographies et la coliectiou rangée d'avance. Cette idée n'ayasft trouvé que 37 amateurs au lieu de 100^ VlnieUigen»hUUt de Berne en annonçait l'abandon le 13 mai et en gros caractères, ce qui n'a pas empêché cet avis de passer inaperçu pour plusieurs.

D'autres ont pensé que les portraits pourraient être intercalés dans le texte. Pour cet effet, il eût fallu pour les seuls souscripteurs coller successivement 10830 photographies à 95 places différentes de 114 brochures. Or, il eût été bien difficile et môme impossible de faire cette opération avec tout le soin et toute la propreté désirables.

Quoiqu'il en soit, tel est l'ouvrage dont nous avons espéré doter notre pays. 11 n'échappera sans doute pas à la critique, qui s'attache inévitablement à toute entreprise humaine et partant im-

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parfelte. Si l*on nous sait le moindre gré d'an travail, qui s'est

prolongé pendant quatorze mois, nous serons content.

Nous nous £aisons toutefois un véritable devoir de témoigner ici aux 109 personnes , qui ont bien voulu souscrire pour 114 exemplaires, une reconnaissance d'autant {dus sincère, qu'elles ont au moins rendu cette publication possible. C*est le motif qui nous porte à faire suivre leurs noms , et si nous avons donné ceux des personnes, qui ont eu l'obligeance de se déranger pour nous confier des portraits originaux, c'est qu'elles aussi ont contribué au succès auquel notre entreprise 8e> permet d'aspirer.

LISTE D£S S0USCKIPTI0N8.

Wam»

Mme. Bandelier née Morél MM. Benoit-d'ImHofif

Henri Bidaux

François Bidaux

de Bonstetten-Rougemont

de Bonstctten-Yigneulle

de Boiistetten (Auguste)

de Bonstetlen-Koulet

de BQren-ËfBnger

de Riiren - de Tavd

de Buren- (Otto)

Charles de Chainbrier

Frédéric de Cliambrier

Chdllaume de Chamlnner

Charles de Coulon

Daxelhofer-Haller

de Diesbach - de Tavel

de Diesbach •HallwVl

le Iieut.-colon6] de Doxat

d'Effînger-May '

d'Erlach-Steiger d'Erlach-Burki d'Erlaeh-WuTstemberger

d'Ernst, capitaine de Fischer-Bondcli de Fischer, ancien avojer de Fischer-Manuel de FÎBcher-Mfllioen

DonUdle, Berne

Eichenbnhl près Thoune

Berne

Sinneringen Berne

Neuchàtel »

Berne

Champvent (cant. de Taud) Wildegg (Aargovie) Berne

T&gerweilen (Thurgovie) Berne

vn —

Nom. • DomieUe.

MM. de Fischer-Lttthsrd Berne de Blecher-Ooster »

Maurice de Fischer „ Alexandre de Freudenreich „ Olivier de Gingins La Sarraz (Vaud)

de GfafiiBiiried, ano. eonseOler Kirehdoif

Edmond de Giemia Emile Gross le doctour Gross Ariuaud de Gross de Gumoens-Effinger de Gumoëns-StQrler d(; Halh\ vl-!Vîay de Jenner-Marcuard Xavier Eobler de Handiot, lieut.-colonèl' Eup;6ne Marcuard Adolphe Marcuard Jules Marcuard

Iflle. Cécile de Marvftl

MM. Gabriel May

May-Wiirsteinherger Mav-Wattoville

Mme. Mav de liued

MM. le Won de Menshengen, mi nistre d'Autriche Henri de ]\Iestral Charles de Mestral Armand de Mestral Meyer-Kraus de Mural t-Kirchberger Vincent de Mutach Neuhaus, avocat de Perreganx-Steiger de Pourtalès-Steigcr Charles de Pury - de Pierre Alphonse de Pury - Murait Frédéric de Pury- Murait AJbert de Rongemont le lleat.-colo n el d e Roulet le commandant SchoU le major SchUlé Shuttleworth de Sinner-Kirchberger R. de Sinner-Mutach, major Edouard de Sinner-Mutach de Sinner de Marcliligen de Sinner de Landaliat

Mme. de Blnnsf de Landghnt

Berne Bordeaux Berne

Worb

Berne

Rued (Argovie) Berne Ponentnnr Neuohfttel

Berne Paris

Kettohfttel

H&nigen

Beme

St-Saphorin (Vaud) Etoj , Bexne Bftle

Berne

HoUigen

Cerlier

Nencb&tel

^Icttlen près Mwi

Neuch&tel

àla Sohadaa

Berne

Bîcnne

Oberentfelden (Argoviej Berne

— vra —

Domieile,

Mr.

de

de

Nom,

ibl. le major de Steiger de Bîg-

gisbcrg Adolphe de Steiger de Steiger-Elïinger le colon, de Steiger-Munsîngen Louis de Steiger de Stettler-Ougspurger de Stilrler-Gumoi'us de Stûrler-Winterhalter de Thormann-d'ETlach ^ de Tscharner- d'Erlaeh

Tscharner- Wursternberger Tscharner - Bonstetten Mme. Heuricttc de Wattevillc-Sinner IfH. de Wfttterille de Ramligen de Watteville-Ougspurger Albert de Watteville-Watteville de Wattcville du Murifeld de Wattcville de Montbenay de Watteville de Payeme de Watteville - de Portes de Watteville-Pourtalèa , de Watteville-Ulrich „ ' Frédéric de WatteyîUedeLoinB „ de Werdt-Watteville ^ Wurstembcrçer-Raeli „ Wursternberger, ingénieur Paris Mme. Marie Wurstemberger-Steiger Berne lOf. W^BS-Stoiger

le général Wyttenljaoh Théodore Zeerleder Mme. Zeerleder -de Watteville M. Zehender de Riedburg

Berne Liverpool Eirchdori Berne Francfort EOnita Berne

Berne

Exemplaire.

IHTEODUCTION.

Ck>mme on l'a vu dans Tavaiit-propos , la coilection bernoise fonne deux catégories ou parties bien distinctes.

La pfemière comprend les chefs des andennes années et levées bernoises ou suisses tant à l*intâieur qu*à l'extérieur, ils

étaient de fait les généraux de leur époque tout comme ceux de la Grèce et de Rome le fui-ent dans l'antiquité.

La seconde se compose des olUciers-genëraux proprement dits, également au service de leur patrie et à celui de l^étranger.

PRËMIÉRË PARUE.

Chefs des anciennes levées ou armées bernoises.

Elle embrasse les 13', 14% 15' et 16* siècles. Dès la fondation de« Berne, le banneret (Vennor) prenait le commandement des bourgeois , que le son du tocsin* rassemblait à

l'heure du danger autour de la bannière de cette ville ; il la portait et la plantait alors au milieu de la Eue croisée, plus spacieuse à cette époque qu*aigourd'hui Ce magistrat était en outre chargé de surveilleir Tarmement de chacun. Bans la première moitié du 14* siècle, on divisa la ville en quatre quartiers, dont chacun eut son banneret. Dès le milieu du 15", les 17 abbayes, véritables communautés militaires, fournirent et soldèrent (Reisgeld) les hommes, que l'Etat était obligé de mettre sur pied, sous la dénomination d'AuszOger. A leur suite vinrent les contingents formés par les habitants libres et même les serfs du territoire de la ville, puis les contingents de la campagne, enfin ceux des seigneurs, villes, territoires, couvents, etc., alliés et conibourgeois (Verburgerte). Les alliances se multiplièrent avec le temps et le territoiie de Berne

se développa insensiblement jusqu'au Rhin et jusqu'au pied des Alpes. Ses acquisitions furent couronnées d'abord par la conquête de TArgovie en 1415.

Afin de ménager les Auszttger, qni appartenaient à la classe des hommes mariés et des pères de &mâle, on leva parfois des volontaires non mariés (Freiheits-Buben). Ceux-ci formaient le Freiharst ou les Freiheiten, qui se joignirent plus tard aux levées officielles, mais sans l'autorisation des autorités.

n y avait deoi; espèces de levée, celle avec la bannièi-e de la ville (Auszog znr Panner) et celle avec l'enseigne ou le ionion (Auszng zum Vennlin).

La première de ces levées, dont les contingents faisaient partie avec leur banneret particulier et souvent leui* propre bannière, comptait ordinairement 6000 hommes et avait à sa tête le capitaine de guerre (Feldhauptmann) qni prit à la fin du 16' siècle le titre de chef supérieur de guerre (Fddoberst). Ce commandement était confié dans la règle au chef de llStat, c'est-à-dire à l'avoyer en charge on par exception à l'avoyer sorti de charge, l'un et l'autre assistés de plusieurs membres du Petit -Conseil. L'un des quatre bannerets de la vUle commandait^ en second et proprement l'in&nterie, tout en conservant la garde de la bannière et la surveillance de l'armement des bourgeois.

L'autre levée était ordinairement sous les ordres de l'avoyer sorti de charge ou d'un membre du Petit Conseil, plus tard même d'un hoimne de guerre connu .et considéré. Son effectif variait de 300 à 3000 hommes. A une seule Qzception près, mm$ aeotu pri» ce dernier eUff^e pour mtùmm de$ foree$ eamÊiumdée$ p0r les ekef» admis dam cette eoUeetion^ bien que dans les guerres de nos jours, on voie des généraux à la tèle de 2000 hommes.

On relevait ou renforçait parfois en campagne une de ces levées par une nouvelle de l'une ou l'autre ejspèce.

La conquête du Pays de Vaud augmenta de 10,000 hommes l'^ectif do l^armée bernoise. En 1560 on organisa une levée permanente de 12,000 hommes dans toute la république sans conq^ter

les alliés et combourgeois et on la partagea en deux en 1589. Ën 1595 on en leva une de 6000 honunes, qui marcha sous 13 enseignes dès lors toutes aux couleurs de la ville de Berne.

En cas de besoin, on adjoipjnit au chef de la levée un préfet (Statthalter) ou lieutenant (LiUiucr) qui, dès 1528, eut le pas sur le banneret et le remplaça tout-à-fait à dater de l'expédition de 1589. A cette occasion, le Feldoberst eut un moment le colonel Louis d*Erlach pour son Heutenant-génér&l (Gênerai-lieutenant), emploi qui ne devint un véritable grade à l'intérieur qn^au 18** siècle. En 1598, le lieutenant reçut la dénomination de Obrist- Lieutenant, qui ne répond pas préeisément encore à celle de lieutenant-colonel mais beaucoup mieux à celle de lieutenant du chef supérieur ou suprême.

Le service étranger parait dater proprement de 1373, époque où 3000 Suisses allèrent se ranger sous les drapeaux des Visconti de Milan. Au commencement du 16"" siècle, nous voyons les Suisses se couvrir de gloire en Italie et devoir ime partie de leurs succès à la résurrection de Torganisation et de la tactique romaines. Après l'avoyer Jacques de WatteviDe, nous voyons les .chefs des levées bernoises ou suisses prendre le titre de Feldoberst bien , avant Tadoption de ce grade à l'intérieur. Dans la seconde moitié de ce siècle, ces colonels commandent pour la première fois des régiments et reçoivent par là une destination nouvelle et plus spéciale. Ds cessent d'être de fsài des généraux.

]^ résumant cette catégorie, nous trouvons 35 chefo de nds anciennes années ou levées bernoises on suisses, dont 4 à l'étranger, et dans le nombre total 22 avoyers de Berne.

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