‹ Les généraux bernoisChapitre 4 sur 113 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Of/iciera généraux j^roprement dite.

Oest au commencement du 17"* siècle qu*on voit des Bernois devenir officiers-généraux en permanence au service étranger. Les

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premiers sont Gérard et Pierre de Watteville,' de la brandie bourguigiioiuie. Le 18"' siècle a offert toutefois une particularité. Jusqu'à la Révolution française, on trouve des généraux à la tête de compagnies de gardes, de bataillons et de régiments et n'exerçant pas toi;gour8 les fonctions affectées de nos jomrs à leur grade, dont ils portaient cependant l'uniforme et touchaient les appointements. Le territoire actuel du canton de Berne a donné 80 officiers-généraux au service étranger depuis et compris les deux, dont nous venons de parler, savoir: 30 à la France, 15 à laHoll€uide, 9 à l'Autriche, 9 à la^Sardaigne, 3 à la Prusse, 3 à Naples, 2 à l'Angleterre, 2 à la Russie, 1 au Danemark, 1 à la Suède, 1 à Ifodène, 1 à la Bavière, 1 à la Grèce.

A l'intérieur, nous voyons former en 1602 une seconde levée pareille à la première, en 1604 une troisième, et chacune des trois constituer en 1611 puis en 1613 les quatre premiers régiments de nos milices.' Les 13 enseignes, qui composèrent les trois derniers, prenaient en 1651 la dénomination de compagnies-, les premiers bataillons figiu'ent en 1674 et cessent d'être provisoires dès 1759. Les l)rigcides tlatent déjà de 1712 et la première division reçut sa fbrmation en 1792.

Notre organisation militaire suMt encore d'autres mèdifications dans le détail desquelles nous n'entrerons pas. Nous ferons observer seulement qu'à l'époque de la guerre du Toggenburg en 1712, les institutions militaires de Berne passaient pour les meilleures de la Suisse. Nous renvoyons du reste nos lecteurs à rexcelleut ouvrage de M. de Rodt {Bemiêckeê Kriegstoeteny, auquel nous avons emprunté les notices qui précèdent

Mais revenons à la tête de nos milices. Les avoyers Abraham de Gratïenried et François - Louis d'Erlacli furent revêtus de la dignité de colonel-général (General-Obrist), qui impliquait tout simplement la présidence du conseil de guerre. Un lieutenant, chargé de commander les troupes en campagne, À la place de l'avojer en charge, qui ne marchait à l'ordmaire plus à leur tète, reçut en conséquence le titre de lieutenant du colonel-général (General-

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Obrist-Lieulcnant). Le colonel Jean -Louis d'Erlach, de Castelen, exerçait cet emploi en 1632 avec titre de lieutenant-général. Après avoir été général-mcgor au service de France, Sigismond d'Erlaeh devint en 1655 le premier général permcmeni de la république. Mais après sa mort, on abolit le généralat en 1700, comme contraire aux idées d'égalité et de simplicité républicaines. On revint, ofiiciellement du moins, à la nomination d'un Feldoberst (généralen«chef) en 1708 et 1712. Son lieutenant prit le titre pompeux de lieutenant-général qu'on avait déjà supprimé en 1683 et qu'on rétablit en 1712.

A cette dernière époque, on nomma également un jn-ésident du conseil de guerre, qui pour le rang eut le pas sur le Feldoberst, auquel on n'adjoignit ensuite plus qu'un seul conseiller chargé de présider ce conseil.

Lorsque le commandement en chef ne fut plus attaché à la dignité de chef de l'Etat, on nomma successivement et même en temps de paix deux lieutenants-généraux, mais on ne les remplaça pas non plus à leur mort.

L'offîcier, chargé du détail du service de l'anùée en campagne et appelé alors major de brigade en France, avait pris en 1655 le titre de major-général (General-Mijor) qui disparaissait en 1783. L'ordonnance de 1782 dota nos milices de quatre emplois de généraux-majors, dont deux seuls, occupés officiellement par Charles- Louis d'Erlach et Abraham de Graffenried , ne furent pas complétés en 1798. Trois autres fiirent qualifiés de généraux dans l'histoire, sans avoir été. brevetés , savoir le trésorier de Murait et les colonels de Weiss et de Bûren. (^uant à Louis-Rodolphe d'Erlach et t\ Emmanuel de WattevUle, ils reçurent ce grade lors du mouvement de 1802. Nicolas-Rodolphe de Watteville, le seul général que Berne donna encore à la Confédération suisse,, vient clore la liste des généraux bernois à l'intérieur.

Si nous résumons enfin la collection toute entière, nous trouverons le résultat suivant en chiffres :

— 3av —

Ohefé des anciennes armées et levées bernoises à Nntérieur 32

Chefs des levées bernoises et suisses, à Tétranger . , 4

Généraux au service étranger . ^ 80

Généraux à rintérieur, c^est-À-dire dans les milices . . 14

Total . .130

Dont 6 ayant servi à Tintérieur et à l'extérieur ' . .6

Restent . . .124

Page 3, ligne 13, lisez: le surlendemam au lieu de le

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