JEAN-AmPOINB BABON BE THUEB
Fils du feldmaréchal-Iieutenant Jean-François (N^ 51), il naissait à
Vienne en 1723. Soldat à 14 ans, il devenait aide-de-camp du général Barenklau et major dans son régiment d inlanterie N° 49 en 1743. Il apportait à Vienne la nouvelle de la victoire remportée à Plaisance le 16 juin 1746. On le chargeait en décembre suivant de désarmer Pargemont en Provence. En janvier 1747 il passait comme lieutenant-colonel dans le régiment de Pallavicini infanterie N" 15 et devenait premier aide-decamp du feldmaréchal de ce nom. Il accompagnait le feidzeugmestre comte Browne au congrès de Nice en 1748. Nommé colonel en 1756 il commanda dans Prague assiégé en 1757 deux sorties dans les nuits du 10 et du 16 juin et il repoussa au siège de Schweidnitz une sortie prussienne le 30 octobre. 11 se distingua à la première bataille de Lissa le 22 novembre. A la seconde, le 5 décembre, il couvrit la retraite de l'armée jusqu'à l'arrivée du général Haddik. Proclamé général-major dès le lendemain par le prince Charles de Lorraine , Tillier fit cette campagne comme maréchal-général-des-logis à Tarméc de Lacy et se distingua encore à l'affaire de Kennow. 11 arrangea avec Lacy le plan de la surprise de Hochkirch et contribua comme lui à cette victoire de Daun sur Frédéric-Ie-Grand. Il fut chargé d'en porter la nouvelle à Marie-Thérèse qui lui donna son portrait, le nomma chevalier de son ordre militaire et l'envoya cn mission extraordinaire à Pétersburg pour y faire agréer à l'impératrice Anne le plan de la campagne de 1759; en passant par Varsovie il dut s'y acquitter d'une commission importante. A son retour à Vienne en avril de cette année, il était nommé propriétaire du régiment d'infanterie 36 devenu vacant par la mort du général-major comte
Browne. Nais il tomba, par mite de ses fatigues, dans on état de Jao'gaear auquel il succomba à Padone, âgé de 39 ans, le 23 février 1761. Il était feldniaréchal-Heutenant depuis un an et doit s'être fait catholique. Pas de portrait
Fils du capitaine Louis-Abraham tué à Villmergen en 1712, il fut baptisé le 12 octobre 1705. Il faisait * la campagne de 1735 sur le Rhin comme capitaine du régiment suisse, de Diesbach au service de France. Il commandait un bataillon au siège de Furiies en 1744. h ceux de Tournai, d'Oudenarde, de Dendermonde et à Fontenoi en 1745, devant Bruxelles et Namur et à Rocoux en 1746. A la suite' de la bataille de Laufeld en 1747, oh le régiment fut presque détruit^ Jenner obtint la commission de lieutenant-colonel. Après s'être distingué à plusieurs occasions, il opposa une fermeté, qui lui fît beaucoup d'honneur, à des prétentions mal fondées du maréchal de Lôwendahl. Membre des Deux-Cents depuis 1745, il devenait colonel du régiment bernois de Betteiis en 1751 et faisait avec succès l'arrière-garde d'une colonne française à l'évacuation du Hanovre en 1758. Nommé brigadier et commandeur du Mérite militaire à la création de cet ordre en 1739, il était dangereusement blessé à l'assaut de Munster dans la nuit du 12 au 13 juillet à la tète de sa brigade. Le l*'" juillet 17r>0, il couvrait la retraite de 1 armoe après l'affaire de Warburg. Mécontent de se voir omis dans la promotion des maréchaux-de-camp du 20 février 1761 par le maréchal de Belle-Isle, il ne prit aucune part à la campagne de cette année et résigna son régiment au commencement de 1762. Mais le duc de Choiseul, devenu ministre de la guerre, obtint du roi sa nomination en date du 21 février 1761 et y ajouta des lettres de service et le brevet d'une pension de 12,000 livres. Le 30 août 1762, Jenner enfonçait à Friedberg six bataillons hanovriens à la tête de la brigade Boisgelin et contribuait ainsi à cette victoire sur le duc de Brunswick. Le 3 février 1763, il obtenait comme récompense le régiment suisse d'Arbonnier en résignant sa pension, qui était remplacée en 1766 par une autre de 4000 livres. Ses infirmités l'obîigërent de quitter le service en 4774. 11 mourut baillif de Romainmôtier le 47 décembre 4779 et fut enseveli dans cette localité. D'Henriette Wamery de Morges, veuve de Sigismond Tscharner, il a laissé une fille unique mariée à Rodolphe-Louis de Sinner, qui acheta plus tard Marcbligen.
D'après un portrait à l'huile appartenant à M. de Jenner-Marcuard à Reme.