‹ Les généraux bernoisChapitre 89 sur 113 · LOUIS DE BAKEN · texte numérisé non relu

LOUIS DE BAKEN

Parent do brigadier Albert (N* 78), il naquit à Yaumarcus le 3 juillet 4795, et fit la guerre de sept ans comme officier du régiment suisse de Waldner an service de France. Il combattit a Rossbach. Blessé une première fois à Sondershausen en 1758, il reprenait en 1759 à Bergen un drapeau du régiment à l'ennemi et lui enlevait deux pièces de canon avec sa compagnie , mais recevait une seconde blessure. Placé aux grenadiers

et nommé chevalier da Mérite militaire, il fot chargé de plasienrs missions importantes du ressort de l'état-major par les marédiaux de Lorges, de Soubise et de firoglie. Rentré en 1763 comme capitaine au régiment bernois d'Erlach dans lequel il avait débuté en qualité d'enseigne , il connut la famille Bonaparte en Corse. Le futur empereur lui demanda de le présenter au colonel du régiment d'artillerie de la Fcre , où il désirait entrer au sortir de l'école de Brienne. Major dès 1780, de Bùren rendit de grands services au péril de ses jours dans un incendie à Marseille et reçut de cette ville un assortiment de toilette en porcelaine en témoignage de sa gratitude. II quitta le service en 1788 après y avoir passé 37 ans, et devint le dernier baillif bernois à Lausanne. Il était colonel de milice quand il reprit en janvier 1798 Aarau en pleine révolte. En février on lui confia le commandement de la troisième division bernoise qui était destinée à couvrir la frontière nord du canton, de Bùren à Aarburg, plus tard même Soleure et les défilés du Jura de concert avec les troupes soleuroises. A cette époque, Rodt le fait figurer avec le titre de général, sans quil paraisse l'avoir reçu officiellement. La capitulation de Soleure amena la dissolution de sa division. De Biiren est mort le 24 mai 1806 d'une attaque d'apoplexie à sa campagne de la Schoosshalde près Berne. Grand et bel homme , il était devenu corpulent avec l'âge. Ses manières avaient une dignité natorelle et quelque chose de chevaleresque. De caractère il était courageux» résolu, vif jusqu'à remportement, ennemi des théories révolntionoaires, et avec cela bon et amical. De Marie-Catherine, fille de l'avoyer Frédéric de Sinner, il laissa quatre fils et une fille.

D'après on portrait pemt à Thnile en 1768 à Lille et appartenant à M. le commandant Oihon de Biiren, petit-fils du général, à la Schoosshalde près Berne.

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