JEAN WEBEB
Né le 2 novembre 1752 à Bretiège, préfecture de Cerlier, oh sa famille fournissait depuis longtemps le maire du village, il avait pour père un officiep du régiment bernois d'Emst au service de France. Lui-même parait être entré k l'âge de 48 ans comme soldat dans ce corps d'oh il passa dans le régiment bernois de May au service de Hollande. Il devenait en 4776 adjudant de bataillon dans le régiment hollandais de Dopff et y passait enseigne en 4777. Comme capitaine et major de brigade, il ihisait la campagne de 1793; comme lieutenant du quartier-maître-général de Dopff, celle de 1794. On prétend qu il fut aussi aide-de-camp du prince d'Orange.
Rentré dans sa patrie aa licenciement des régiments suisses, il était nommé adjudant-général de l'armée bernoise avec rang de major au commence» ment de janvier 4798. On l'adjoignait an coloilel de Graffenried de Bûmplitz, qui fut nommé quartier-mattre-général dn colonel Frédéric de
Watteville et chargé le 4 mars de la défense de Néuenegg. Weber commanda le centre bernois lors du retour offensif du 5 et doit avoir beaucoup contribué ù ce succès malheureusement stérile. On sait l'exaspération qui s'empara des troupes à la nouvelle de la capitulation de Berne. Elles lui prirent son cheval et ses elTets. Ne pouvant plus servir son pays, il écouta pourtant sa passion pour le métier des armes et accepta en janvier 4799 la place de chef de la première demi-brigade helvétique au service de la République française, mais il se brouilla avec les généraux français et perdit cet emploi. Lors de la levée des 21,000 hommes délite helvétiques destinés à coopérer à la guerre contre l'Autriche, on le nommait adjudant-général, et lors de la destitution du général Keller, général-en-chef des troupes helvétiques. Mais cette dernière nomination, datée du 24 mai, ne lui parvenait plus. Il tombait le lendemain même h Frauenfeld, à la tète de la légion helvétique, sous la balle d'un chasseur autrichien. Il mourut pendant ce combat, au bout de trois heures, dans une maison de cette ville, privé, dit-on, des secours de l'art. Il avait 46 ans. Â la tombée de la nuit, on l'ensevelit sans bruit au cimetière catholique où M. Zeerleder de Stcinegg, patricien bernois, loi a érigé un monument. Masséna, général-en-chef français, déclara sa perte irréparable, malgré les sentiments aristocratiques (pi'on attribuait à Weber. Celni«ci, très bel homme, s était distingué surtout par une grande fermeté de caractère , un rare talent d'organisation et le don de savoir agir sur le soldat Son frère atné a été successivement officier en France avant inspecteur-général des milices Itemoises en oelobre 4798, ooionel-ùistnio-» teur en 4803 et major dn 3"» régiment suisse an service de France dès 4806.
D*àprès un portrait à l'huile, qui se trouve dans la saUe à manger des bains de Bretiège.
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(Guerrea da ooniulal et du premier empire firaafeie.)