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avait bien mérité de la patrie. Le 17 août 1793 il fut promu général de brigade et envoyé à l'armée des Côtes de la Rochelle, sous les ordres de Rossignol. Il arriva à Tours le 22 août et fut placé à la tête de l'avant-garde des Mayençais, avec laquelle il se mit en marche le
10 septembre et occupa Clisson le 17. Ayant reçu l'ordre de rétrograder, il revint, le 19, à Torfou, où il soutint un combat malheureux contre les Vendéens et fut grièvement blessé d'une balle à l'épaule. Il sauva sa colonne et reprit sa revanche le 30 septembre au combat de Saint- Symphorien. Il passa à l'armée de l'Ouest le i" octobre 1793, et, le 15, battit les rebelles à La Tremblaie et, le 17, à Cholet. Ces succès lui valurent le grade de général de division le même jour (17 octobre 1793). Après le funeste combat d'Entrammes (27 octobre) Kleber, à qui on avait offert de remplacer L'Echelle, fit accepter Chalbos pour le commandement en chef de l'armée. Le 5 novembre il fut mis à la tète de la i" division. Destitué le 27 du même mois, il fut maintenu dans son poste par Carrier. Il prit une part active à la victoire du Mans (12 et 13 décembre 1793) et à la poursuite des vaincus, qu'il écrasa définitivement à Savenay le 23 décembre. Kleber fut envoyé à l'armée des Ardennes le 9 floréal an II (28 avril 1794). Le 5 prairial (24 mai) il remporta une victoire signalée à Merbes-le-Château ; puis il passa à l'armée de Sambre-et- Meuse le 25 prairial (13 juin), sous les ordres de Jourdan, et commanda l'aile gauche. Le 28 (16 juin) il décida le succès du combat de Charleroi et se couvrit de gloire, le 8 messidor (26 juin), à la bataille de Fleurus. Le 13 (i" juillet) Kleber s'empara de Mons, le 27(15 juillet), de Louvain, et, le i*"" thermidor (19 juillet), de Tirlemont.
11 prit part à la victoire d'Aldenhoven le 1 1 vendémiaire an III (2 octobre 1794), bombarda Dùsseldorf le 17 (7 octobre) et alla ensuite assiéger Maestricht, qui se rendit le 15 brumaire (4 novembre). Il passa, le 3 frimaire (23 novembre), à l'armée du Rhin. Le 24 (14 décembre
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1794) il arriva devant Mayence pour presser et diriger le siège de cette ville. Il obtint un congé le 25 pluviôse an III (13 février 1795) et refusa le commandement par intérim de l'armée de Sambre-et-Meuse, qui lui avait été dévolu le 20 ventôse (10 mars). Le 13 germinal an III (2 avril 179,5) il prit par intérim le commandement en chef de l'armée du Rhin en remplacement de Michaud blessé et y réunit, le 21 (10 avril), celui de l'armée de la Moselle. Il cessa ces fonctions le 27 (16 avril), à l'arrivée de Pichegru, et rentra à l'armée de Sambre-et-Meuse. Replacé le 27 prairial (15 juin) à la tête de l'aile gauche, il passa le Rhin le 20 fructidor (6 septembre 1795); puis il continua l'investissement de Mayence, mais, quand sur l'ordre de son chef, il voulut repasser le fleuve le 1 9 vendémiaire an IV (11 octobre 1795), il trouva le pont de Neuwied incendié. Il dut alors le faire rétablir et, pendant ce temps, maintenir l'ennemi jusqu'au 21 vendémiaire (13 octobre), jour où il put effectuer le passage.
Le 17 frimaire an IV (8 décembre 1795), Kleber devint commandant de Strasbourg. Il exerça les fonctions de général en chef par intérim de l'armée de Sambre-et- Meuse du 30 nivôse au 10 ventôse (19 janvier au 28 février 1796). A l'ouverture de la campagne de 1796 il fut placé de nouveau,, le 4 prairial (23 mai), à la tête de l'aile gauche de l'armée de Sambre-et-Meuse à Dùsseldorf. Le 13 prairial (i"juin) il battit les ennemis à Uckerath et, le 16(4 juin), à Altenkirchen. Il poursuivit les vaincus sur les bords de la Lahn, mais, sur l'ordre de Jourdan, se retira sur la Sieg le 29 (17 juin). Le i" messidor an IV (19 juin 1796) il fut attaqué à Uckerath par le général autrichien Kray, contint l'ennemi et continua sa retraite. Il livra des combats heureux à OfEheim (7 juillet), à Ober- Merl (9 juillet) et à Friedberg (10 juillet), et il s'empara de Francfort le 28 messidor an IV (16 juillet 1796). Le 13 thermidor (31 juillet) Kleber remplaça provisoirement Jourdan malade dans le commandement de l'armée
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de Sambre-et-Meuse. Le 17(4 août) il s'empara de Bamberg après un sanglant combat et le 20 (7 août) il culbuta les impériaux à Forchheim. Il remit le soir même le commandement à Jourdan rétabli. Nommé général en chef le 21 vendémiaire an V {12 octobre 1796), il refusa, mais resta à l'armée. Le 30(21 octobre), il repoussa les Autrichiens, qui cherchaient à forcer le passage du Rhin. Le 8 frimaire (28 novembre), il offrit sa démission, la renouvela le 20 (10 décembre) et prit le commandement de l'armée par intérim le 24 (14 décembre). Enfin, sa démission ayant été acceptée le 6 nivôse (26 décembre 1 796), Kleber quitta l'armée le 14 pluviôse an V (2 février 1797), passa par Strasbourg, et alla s'installer dans une petite maison à Chaillot, près de Paris. Il ne rentra au service que le 23 nivôse an VI ( 1 2 janvier 1 798) pour commander une des divisions de l'armée d'Angleterre.
En mars 1798, Kleber fut appelé à l'armée d'Orient et partit pour l'Egypte (mai 1798). Le 14 messidor an VI (2 juillet 1798), à peine débarqué, il monta à l'assaut d'Alexandrie et fut frappé d'une balle à la tête. Bonaparte lui confia, le 17 (5 juillet), le commandement de cette ville et de la province, où il se rétablit, en même temps qu'il veillait à tous les détails de l'administration et faisait rentrer dans l'ordre les insurgés de Damanhour. Il abandonna, pour cause de santé, son poste le 3" jour complémentaire an VIII (19 septembre 1798J et demanda à rentrer en France. Mais Bonaparte appela auprès de lui Kleber, qui arriva au Kaire le 1" brumaire an VI (22 octobre). Il commanda dans cette ville en l'absence du général en chef du 4 au 17 nivôse (24 décembre 1798 au 7 janvier 1799). Il accompagna Bonaparte dans son expédition de Syrie. Le 29 février 1799 il marcha sur Jaffa, dont sa division couvrit le siège, puis sur Saint-Jeand'Acre. Le 17 mars il occupa Caïfifa, au pied du mont Carmel. Le 10 avril il rejoignit à Nazareth Junot, qui venait de s'illustrer au combat de Loubi. Le 16 avril 1 799
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il fut attaqué par Abdallah-pacha et remporta la glorieuse victoire du Mont-ïhabor, Quand Bonaparte leva le siège de Saint- Jean d'Acre, Kleber couvrit la retraite avec sa division. A Tineh il s'embarqua avec ses soldats pour retourner à Damiette par le lac de ISIenzalèh. Le 25 juillet il arriva trop tard pour coopérer à la victoire d'Aboukir et le 4 août rentra à Damiette. Le 21 août celui-ci, décidé à rentrer en France, laissa, avant de quitter rÉg3^pte, une lettre investissant Kleber du commandement en chef, et partit le lendemain. Devenu premier consul, il le confirma dans ce poste le 24 brumaire an VIII (15 novembre 1799). Le nouveau commandant négocia l'évacuation de l'Egypte et conclut, le 24 janvier 1800, la convention d'el Arich avec l'amiral anglais Sidney Smith, mais le gouvernement britannique ayant refusé d'exécuter ce traité, Kleber, justement indigné, marcha contre les Turcs et remporta sur eux la mémorable victoire d'Héliopolis, le 20 mars 1800. Il fit poursuivre l'ennemi et signa un traité d'alliance avec notre plus habile adversaire, le chef des Mamelucks, Mourad-Bey (15 avril). Le 25 avril il s'empara du Kaire et s'occupa ensuite de réorganiser l'administration de l'Egypte. Etabli à Gizeh, il vint, le 14 juin 1800, au Kaire et déjeuna chez le général Damas, son chef d'état-major. Comme Kleber sortait de la maison, un jeune fanatique, nommé Soleyman, le frappa mortellement de six coups de poignard. Le 17 juin on fit à ce héros des funérailles solennelles et son corps fut inhumé dans le bastion d'Ibrahim-Bey. En juin 1801, le général Belliard ramena à Marseille ces glorieux restes, qui furent déposés au château d'If, puis transférés en 18 18, à Strasbourg , où une statue fut élevée à Kleber en 1840.
90 BASTOUL [1800]
1800, 3 décembre. — Hohenlinden (Allemagne).
BASTOUL (Louis), né à Montolieu (Aude) le 19 août 1753. Entré au service au régiment de Vivaraisinfanterie le 8 avril 1773, caporal de grenadiers le 11 avril 1780, sergent de fusiliers le 25 janvier 1787, il fut cassé et remis grenadier le 8 juillet 1789. Il redevint caporal le i" septembre et sergent le 8 et fut congédié par ancienneté le 30. Il reprit du service comme adjudantmajor dans la garde nationale de Béthune et fut élu lieutenant-colonel en second du 2® bataillon du Pas-de-Calais le 25 septembre 1791. Il devint chef du bataillon le i" avril 1792. Employé à l'armée du Nord, Bastoul fut nommé général de brigade le 15 septembre 1793 et passa à l'armée de Sambre-et-Meuse le 2 juillet 1794. Le 10 septembre 1795 il reçut de Jourdan la mission de veiller à la sûreté du pont de Cologne et de protéger l'arrivée des convois. Le 19 juin 1796 au combat d'Uckerath il refoula la gauche des Autrichiens. Il fit partie de la division Colaud le 20 juillet 1 796 et de la division Championnetle 31 août 1796. Il fut ensuite employé à l'armée d'Allemagne le 29 septembre 1797, à celle de Mayence le 16 décembre 1797, à l'armée du Danube le 7 mars 1799 et à celle du Rhin le 24 novembre. Il avait reçu trois blessures dans le courant de ces campagnes. Les 3 et 5 mai 1800, Bastoul montra laplusgrande valeur aux batailles d'Engen et de Moeskirch. Le 9 juillet 1 800, il fit enfoncer les portes de Landshut et pénétra un des premiers dans cette ville. Enfin, le 3 décembre 1800, il commanda une division à la bataille de Hohenlinden et tomba mortellement frappé en chargeant les Au- y^
trichiens. Trans- ^^^iu^ >c •'^^^^ importé à Munich, ^ il y succomba le ^'-^/i^* 15 janvier 1801.
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