‹ Les généraux morts pour la patrie (volume 2)Chapitre 32 sur 64 · BEAUPUY · texte numérisé non relu

BEAUPUY

division Neuvinger il assista, le 26 mars 1793, au combat de Weiler, où ce général tomba au pouvoir des Prussiens, et, le 27, à celui de Bingen. Après ces revers, Beaupuy reçut l'ordre de rejoindre Custine à Worms et partit le 30, mais la route était barrée et, après une échauffourée assez chaude, il entra dans Mayence avec le général de Blou le icr avril à trois heures du matin. Il se signala par sa valeur pendant toute la durée du siège, et fut un des lieutenants les plus intrépides de Meusnier. Il prit part notamment à la sortie du 1 1 avril sur Kostheim, où il entra le premier, à celles des 21, 27 et 29 du même mois, des 2 et 3 mai. Dans cette dernière, qui nous livra Kostheim, il courut les plus grands dangers. Le même "jour 3 mai, les représentants le nommèrent chef de brigade provisoire. Le 8 Beaupuy repoussa une attaque des ennemis. Le 25, il fut atteint d'un éclat de pierre qui lui fit une contusion au pied droit. Après la mort de Meusnier il reçut, le 12 juin, le commandement en second des troupes d'outre-Rhin sous Aubert-Dubayet. Après la capitulation il sortit, le 25 juillet, à la tête de la première colonne, qu'il commanda le 27, après l'arrestation de Dubayet, de Kleber et de Vimeux. Envoyé en Vendée, il reçut, le 31 août 1793, le commandement de la seconde brigade de l'armée de Mayence. Le 15 octobre il battit les Vendéens à Saint-Christophe et entra dans Cholet le lendemain. Le 17, attaqué par l'armée des rebelles tout entière, il la repoussa victorieusement et eut deux chevaux tués sous lui. Les représentants le nommèrent général de division provisoire, mais cette promotion ne fut pas confirmée par le ministre. Beaupuy compléta son triomphe en s'emparant de Beaupréau le 18 octobre. Le 27, il se conduisit en héros au funeste combat d'Entrammes et reçut, au plus fort de la mêlée, une balle qui lui traversa la poitrine. Transporté à Angers, il fut sauvé à grand' peine. Il n'était pas encore rétabli quand il dirigea, le 3 décembre 1793, la défense

[1796] BEAUPCY — VERNE

de cette ville contre les Vendéens, qu'il força, le lendemain, à la retraite. En janvier, il alla se reposer à Mussidan, puis, tout à fait rétabli, il revint en Vendée et fut nommé chef d'état-major de l'armée de l'Ouest le 13 mai 1794 ; il contribua puissamment à la première pacification. Confirmé dans son grade de général de division le 15 janvier 1795, commandant de la division des Sables-d'Olonne à Machecoul, il fut envoyé à l'armée de Rhin et Moselle le 6 avril suivant. Il décida le succès du combat de Frankenthal le 14 novembre 1795. En mars 1796, il fut mis à la tête de l'avant-garde. Le 26 juin il fut atteint de sept ou huit coups de sabre à Kork. Il alla se soigner à Strasbourg et, à peine rétabli, il alla, le 28 juillet, reprendre son poste. Il assista, les 10, 11 et 12 août, à la bataille de Neresheim, et, le ier septembre, décida le succès du combat de Geisenfeld. Il se montra un des plus habiles lieutenants de Moreau pendant la fameuse retraite et contribua à la victoire de Biberach (2 octobre 1796). Le 19 octobre 1796, Beaupuy fut enlevé par un boulet de canon au combat d'Emmendingen. Il fut enterré à Neuf-Brisach le 22 octobre. Un monument lui fut élevé par l'armée de Rhin et Moselle à l'angle que forment f

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du Rhin et du Fort-Mortier.

1796, 15 novembre. — Arcole (Italie).

VERNE (Pierre-François), né à Saint-Vite (Doubs) le 14 octobre 1756. Entré au service comme soldat au régiment de Xeustrie (futur 10e d'infanterie) le 5 avril 1776, caporal le ior janvier 1780, fourrier le icr octobre

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