GOUVION — DROUET
1792, 11 juin. — La Glisuelle, en avant de Maubeuge.
GOUVION (Jean-Baptiste), né à Toul (Meurthe) le 8 janvier 1747. Lieutenant en 2e à l'école de Mézières en 1769. ingénieur le Ier janvier 1771, il passa en 1777 au service du gouvernement américain, qui, pour reconnaître ses talents, le nomma colonel le 16 novembre 1 78 1 . A son retour, il devint aide-maréchal général des logis de l'armée, avec rang de lieutenant-colonel (13 juin 1783) et reçut la croix de Saint-Louis le 4 juillet 1784. Mestre de camp le 2 décembre 1787, il fut choisi par La Fayette, le 13 août 1789, pour exercer les fonctions de major général de la garde nationale parisienne . Promu maréchal de camp le 30 juin 1791, il fut élu, le 7 septembre suivant, député de Paris à l'Assemblée législative, donna sa démission le 15 avril 1792 et alla servir à l'armée de La Fayette. Gouvion fut tué d'un coup de canon dans une affaire d'avantpostes, à la Glisuelle, en avant de Maubeuge,le 1 1 juin 1792.
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1792, 6 novembre. — Jemappes (Belgique).
DROUET (François-Richer), né à Rouen le 16 janvier 1733. Garde du corps du Roi, compagnie de Noailles, le 8 avril 1753, il devint lieutenant dans le régiment d'infanterie de La Fère le 25 décembre 1755 et fit avec ce grade la guerre de Sept ans. Aide-major le 27 avril 1761, capitaine le 28 avril 1763, major au régi-
[1792-179?] DROUET — GUISCARD DE BAR j
ment d'infanterie du Beauvaisis le 29 décembre 1777, il reçut, le même jour, la croix de chevalier de Saint- Louis. Lieutenant-colonel du régiment de Picardie le 28 août 1783, colonel du même régiment, devenu le 2e d'infanterie, le 25 juillet 1791, il fut promu maréchal de camp provisoire le 22 août 1792 et envoyé en cette qualité à l'armée du Nord. A la bataille de Jemappes, le 6 novembre 1792, Drouet se trouva placé au centre de l'attaque, sous les ordres du lieutenant général Égalité (Louis-Philippe d'Orléans).
Il eut une jambe cassée d'un ^ ^ "*'$£*s***&J coup de feu et succomba aux f~\ suites de cette blessure. - —
1793, 18 mars. — Neerwinden (Belgique).
GUISCARD DE BAR (Georges), né à Courbenac (Lot) le 7 mai 1740. Surnuméraire d'artillerie le 15 juillet 1753, cadet le 31 octobre 1754 et sous-lieutenant le ier janvier 1757, il devint lieutenant en 3e le 19 mai 1761, en 2e le 15 janvier 1762, en ier le 15 octobre 1765, et enfin capitaine le ier octobre 1772. Capitaine de bombardiers le 9 mai 1778 et de canonniers le 3 juin 1779, il reçut la croix de Saint-Louis le 7 mai 1782. Chef de brigade au régiment d'artillerie de Toul le 27 janvier 1788 et au régiment de Besançon le 25 mai suivant, il fit la campagne de 1792. Il commanda l'artillerie au siège de Lille (24 septembre au 8 octobre 1792) en qualité de lieutenant-colonel et se distingua par son courage et son Imbileté. Guiscard fut promu maréchal de camp le 8 mars 1793 et périt, le 18 du
même mois, d'un boulet deçà- /y Sh £c îsf&sz* non à la bataille de Neerwinden, où il dirigeait l'artillerie.
CONIGLIANO-CLARENTHAL 179)]
1793, 22 mars. — Pellenberg (Belgique).
CONIGLIANO-CLARENTHAL (Jacques-Marie-Joseph), né à Lunéville le 6 octobre 1 75 1 . Il entra au service comme hussard dans le régiment de Royal-Nassau le ier mai 1768, devint sous-lieutenant le 26 janvier 1774 et fut incorporé en 1776 dans le régiment de hussards de Chamborant à sa formation. Lieutenant en second le 10 juin 1781, capitaine le 10 mars 1782, il passa avec son escadron dans le régiment colonel-général hussards le 9 septembre 1783. Promu chef d'escadron le 31 mai 178g, lieutenant-colonel au 6e régiment de cavalerie le 2 7 mai 1 79 2 et colonel le ior novembre suivant, il servit en ces deux qualités à l'armée du Nord et se signala au siège de Lille (24 septembre au 8 octobre 1792). Conigliano-Clarenthal commanda la division du centre au blocus de Maestricht en février 1793; il obtint le grade de maréchal de camp et fut chargé des fonctions d'inspecteur général des dépôts de remonte le 8 mars 1793. Pendant la retraite de Belgique, il eut le poignet droit emporté par un boulet de canon au combat de Pellenberg le 22 mars 1793. Après avoir subi l'amputation, Conigliano-Clarenthal fut nommé par le Conseil exécutif provisoire, le 21 pluviôse an II (9 février 1794), inspecteur des dépôts de cavalerie dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Il fixa son quartier général à Compiègne, où il mourut des suites de sa blessure le 19 ventôse an III (9 mars 1795).
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