DAMPIERRE
1793, 8 mai. — Raismes (Nord).
DAjMPI ERRE (Auguste-Marie-Henri Picot, comte de), né à Paris le 19 août 1756. Entré aux gardes-françaises comme 20 enseigne le 17 mai 1772, icr enseigne le 1 g janvier 1777, sous-lieutenant le 15 juin 1780, il passa comme capitaine au régiment de Chartres le 6 octobre 1784, sur la demande du duc de Chartres. Il devint major en second au régiment des chasseurs de Normandie le ior mai 1788, lieutenant-colonel au 5e dragons le 25 juillet 1791, aide de camp du maréchal de Rochambeau le 7 décembre 1791 et colonel du même régiment le 5 février 1792. Dampierre était sous les ordres du général Biron quand il rallia les troupes à la malheureuse affaire de Mons (30 avril 1792). Il servait dans l'armée de Dumouriez quand il fut promu maréchal de camp le 7 septembre 1 792. Le 6 novembre il se couvrit de gloire à la bataille de Jemappes où il commandait l'aile droite. Il emporta à la baïonnette le village de Boussu et décida la victoire en culbutant la gauche de l'ennemi. Aussi lors de l'entrée de l'armée française à Mons (7 novembre) les soldats lui décernèrent une couronne, ainsi qu'à Dumouriez. Il était posté avec sa brigade à Aix-la-Chapelle, quand il obtint, le 8 mars 1793, le grade de général de division. Le 18 il prit part à la bataille de Neerwinden. Après la trahison de Dumouriez, c'est à Dampierre que le Conseil exécutif provisoire, le 4 avril 1793, et les commissaires de la Convention, parleur arrêté du 5, confièrent le commandement en chef des armées du Nord et des Ardennes. Le général reprit le camp de Famars, le 15 avril, et y installa son quartier général; le 19 il repoussa les Autrichiens jusque dans Saint-Amand. Le 1"' mai il attaqua l'ennemi, pour dégager Condé, mais rentra dans ses positions après un combat acharné. Enfin il résolut de marcher en avant; le