Philustr., Apoll., i, 3; Soph., ii
4. Tertull., De Pr.rsrript., 39. Cf. Rïese, Anth. lat., n. 17.
5. C'est peut-être pour Arria que Diofïène Laerce écrivit ses Vies des philosophes, (Voy. liv. III, Plat.)
6. Il perdit ensuite la faveur de Septime-Sévère, mais revint en grâce sous Caracalla.
époques, sur lesquelles nous avons des informations un peu moins pauvres. L'âge des empereurs syriens, en particulier^ qui touche à celui des Antonins, nous offre encore, dans sa durée d'un demi-siècle \ une assez grande activité littéraire, à laquelle les princes se sont presque tous associés.
Le règne de Septime-Sévère rappelle surtout à l'esprit des exécutions cruelles, un gouvernement tout militaire, une discipline administrative ferme jusqu'à la dureté. Sévère était pourtant un homme très érudit, tout pénétré, comme Hadrien, d'influences scolaires. 11 était venu à Rome, du fond de sa province, suivre les leçons des meilleurs maîtres, et avait achevé son cours d'études à Athènes. On se souvenait de l'avoir entendu, dans sa jeunesse, déclamer en public, avec cet accent africain dont il ne put jamais se déprendre. Il aimait avec passion Téloquence, la philosophie, les lettres, l'histoire ; il passait même, ce qui est sans doute une exagération, pour avoir épuisé la somme des questions philosophiques'. Peut-être occupa-t-il quelque chaire dans l'enseignement' ; il fut du moins avocat du fisc, avant de tenter la fortune dans le métier des armes. Sévère écrivit, sur sa vie publique et privée, des Mémoires dont l'élégance fut remarquée \
Il avait épousé en Syrie la fille d'un prêtre du Soleil, Julia Domna, ou Julia la philosophe, comme on disait quelquefois, d'une éducation plus orientale que grecque, éprise du merveilleux, mystique, mais, à tout prendre, femme d'une portée peu ordinaire, intelligente, ambitieuse, mêlant au plaisir de la domination celui des spéculations théologiques et des occupations littéraires \ Sa sœur Julia Mœsa,
1. De l'avènement de Seplime-Sévère, en 193, à la mort (rVIexandre-Sévère en 235. '
2. Spart., .S^/>^ Sev., 1, 3, 18 et 19; Eulrop., viii, 10; Aur. Vict., Cœs., 20. — Voy. cependant la restrirlion de I>ion Cnssius. lxxvi, 1G.